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Kananga : deux femmes meurent ensevelies après l’écroulement d’une maison sous une pluie diluvienne.

Un drame macabre s’est produit tôt le matin de ce mardi 12/05/2026 à Kananga, dans l’ancienne localité de KAMULUMBA MISASA.

Deux femmes ont perdu la vie après l’écroulement d’une maison fortement menacée par un ravin situé derrière le marché Nsele.

Selon les informations recueillies sur place, la catastrophe est survenue vers 5 heures du matin, à la suite d’une pluie battante qui s’est abattue sur la ville. Fragilisée par l’érosion, l’habitation n’a pas résisté aux intempéries, piégeant les victimes sous les décombres.

Ce nouveau drame remet en lumière le danger permanent que représentent les ravins dans plusieurs quartiers de Kananga, particulièrement dans les zones exposées à l’érosion et aux constructions précaires.

Face à cette situation, les habitants lancent un appel pressant aux autorités afin de prendre des mesures urgentes pour sécuriser les zones à risque et éviter d’autres pertes en vies humaines.

Thomas Mukonga Tshilumba, depuis Kananga.

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Bruno Tshibala interpelle Félix Tshisekedi : respect de la Constitution, héritage de l’UDPS et urgence d’un dialogue national pour sauver la RDC

L’ancien Premier ministre Bruno Tshibala Nzhenzhe sort de sa réserve politique et adresse un message direct au président Félix Tshisekedi. Réagissant au point de presse présidentiel du 6 mai 2026, il rappelle publiquement les fondements historiques du combat démocratique mené par l’UDPS depuis plus de trente ans.

Dès l’entame de son intervention médiatique, Bruno Tshibala replace le débat dans son contexte historique.

« Après l’indépendance, le pouvoir a été confisqué par un seul homme pendant plusieurs années, les libertés fondamentales ont été bafouées et le peuple a été chosifié », affirme-t-il.

Selon lui, la création de l’UDPS ne répondait pas à une ambition personnelle, mais à une nécessité nationale : mettre fin à la dictature et instaurer la démocratie.

Revenant sur l’héritage politique de Étienne Tshisekedi wa Mulumba, il insiste sur deux piliers considérés comme non négociables.

« La démocratie implique l’alternance au pouvoir et la limitation des mandats », martèle l’ancien chef du gouvernement.

Il rappelle que cette limitation à un mandat de cinq ans renouvelable une seule fois constitue un choix politique mûrement arraché par l’opposition démocratique afin d’éviter le retour d’un pouvoir personnel.

« Il est hors de question qu’un homme dépasse ce délai pour briguer un troisième mandat proscrit par le peuple », insiste-t-il.

Abordant la question sensible d’une éventuelle révision constitutionnelle, Bruno Tshibala adopte un ton plus ferme.

Selon lui, si la Constitution peut être révisée sur plusieurs matières, certaines dispositions restent intangibles.

« Les valeurs protégées par l’article 220 ont coûté des vies humaines. Elles ne peuvent subir aucune modification », prévient-il.

Il dénonce par ailleurs l’influence de certains acteurs politiques qu’il accuse d’encourager des réformes constitutionnelles pour préserver leurs intérêts.

« Ceux qui proposent ces changements ne sont pas les hommes qui ont mené la lutte contre la dictature », affirme-t-il.

Face à cette situation, Bruno Tshibala formule deux demandes claires au chef de l’État.

D’abord, il propose que toute initiative de réforme institutionnelle soit discutée dans le cadre d’un dialogue national inclusif.

« Que ceux qui veulent réviser la Constitution consignent leurs propositions et les présentent au dialogue national », suggère-t-il, estimant que seule une instance impartiale peut trancher dans l’intérêt supérieur de la Nation.

Ensuite, il invite Félix Tshisekedi à s’inspirer du parcours de Xanana Gusmão, ancien président du Timor oriental.

« Celui qui vient me proposer de violer la Constitution pour rester au pouvoir, je démissionne », cite-t-il, appelant le président congolais à adopter une posture similaire.

Au-delà du débat constitutionnel, l’ancien Premier ministre insiste sur l’urgence d’un dialogue politique pour sortir le pays de la crise sécuritaire.

« Depuis 1960, les Congolais règlent leurs conflits par la négociation et non par la solution militaire », rappelle-t-il.

Il estime ainsi qu’un dialogue inclusif demeure indispensable pour réunifier un territoire qu’il juge fragmenté et pour mettre fin aux violences persistantes dans l’Est du pays.

Dans cette perspective, il encourage les autorités à lever rapidement les obstacles organisationnels avec la Conférence épiscopale nationale du Congo, pressentie comme médiatrice.

« Sans dialogue, les souffrances de nos compatriotes de l’Est continueront », avertit-il.

En conclusion, Bruno Tshibala présente son intervention comme un appel au patriotisme politique.

Selon lui, le respect strict de la Constitution, l’organisation d’un dialogue national crédible et la fidélité aux valeurs historiques de l’UDPS constituent les seules voies capables de préserver la stabilité institutionnelle et de ramener durablement la paix en République démocratique du Congo.

Charite-Dadie Zamba

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Belgique : Pero Luwara et Jean-Jacques Mamba visés par des plaintes judiciaires déposées à Bruxelles

L’ASBL Front Uni pour la RDC dépose deux plaintes avec constitution de partie civile devant la justice belge visant notamment les opposants congolais Pero Luwara et Jean‑Jacques Mamba, annonce l’organisation lundi 11 mai 2026 à Bruxelles.

Présentée lors d’un point de presse organisé dans la salle Ambassador de l’Hôtel Amigo, cette initiative judiciaire concerne des déclarations publiques que les plaignants considèrent comme pouvant être assimilées à un soutien à des groupes armés actifs dans l’Est de la République démocratique du Congo, notamment liés à l’AFC/M23.

Selon les initiateurs de la procédure, plusieurs qualifications juridiques sont évoquées, parmi lesquelles la provocation à la commission de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité, l’apologie du terrorisme, l’incitation à la haine tribale ainsi que des faits présumés de diffamation et d’injures.

Lors de la présentation officielle, les responsables de l’organisation affirment vouloir porter le débat devant la justice européenne.
« La Belgique ne peut pas devenir une base arrière de déstabilisation de la RDC », déclarent-ils, estimant que certains discours tenus au sein de la diaspora influencent la situation sécuritaire dans l’Est du pays.

L’ASBL indique également qu’une extension de la procédure pourrait concerner d’autres acteurs de la diaspora congolaise, dont Franck Diongo, sans préciser l’état actuel d’instruction du dossier.

À ce stade, aucune réaction officielle des personnalités citées n’est enregistrée et la justice belge ne s’est pas encore prononcée publiquement sur la recevabilité des plaintes.

Cette démarche judiciaire intervient alors que les tensions politiques et médiatiques autour du conflit dans l’Est de la RDC continuent d’alimenter de fortes divisions au sein de la diaspora congolaise en Europe.

Charite-Dadie Zamba

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Marche contre l’insécurité à N’djili : la mairie parle d’une initiative illégale

La marche prévue vendredi pour dénoncer l’insécurité dans la commune de N’djili n’aura pas lieu. L’autorité municipale a officiellement déclaré cette initiative illégale lors d’une réunion tenue mardi avec plusieurs leaders communautaires.

Ainsi, le bourgmestre a réuni les présidents d’associations, les responsables des bases, les jeunes ainsi que les acteurs sportifs afin d’éviter toute mobilisation populaire autour de cette manifestation.

Selon Papy Mbumba, la marche annoncée ne respecte pas les dispositions légales encadrant les manifestations publiques. Par conséquent, la mairie appelle la population au calme et à la responsabilité.

« J’ai convié les leaders d’opinion pour sensibiliser la population au sujet de cette marche annoncée sous prétexte de dénoncer l’insécurité. Cette marche est illégale et n’a pas sa raison d’être », a-t-il déclaré devant les participants.

Par ailleurs, l’autorité communale affirme privilégier le dialogue avec les habitants afin de traiter les préoccupations sécuritaires par des voies institutionnelles. Elle insiste également sur la nécessité d’éviter toute initiative susceptible de troubler l’ordre public.

Cependant, cette décision intervient dans un contexte marqué par des inquiétudes persistantes liées à la sécurité dans cette commune de l’est de Kinshasa. Plusieurs habitants dénoncent régulièrement des actes de criminalité et réclament des mesures concrètes pour renforcer la protection des populations.

Désormais, la mairie mise sur la sensibilisation des relais communautaires pour prévenir toute mobilisation non autorisée et maintenir la stabilité dans la commune.

Cécile Lowa

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RN1 Kikwit–Loange : face aux coupeurs de route et aux Kuluna, les FARDC lancent des patrouilles de sécurisation

Les Forces armées de la RDC renforcent leur présence sur la Route nationale n°1. Depuis lundi, des patrouilles de reconnaissance sillonnent le tronçon Kikwit–Loange, long de 205 kilomètres, afin de sécuriser cet axe stratégique.

Cette opération répond aux multiples incidents enregistrés après des accidents de circulation. Désormais, l’armée veut prévenir les violences et protéger les usagers.

En effet, plusieurs véhicules accidentés subissent régulièrement des pillages, des incendies ou des actes de violence. Par conséquent, ces comportements aggravent souvent l’état des victimes qui attendent une assistance urgente.

Ainsi, une mission de terrain menée par les FARDC a permis de documenter ces pratiques préoccupantes. Les militaires ont constaté que certains individus profitent du chaos pour voler des marchandises et mettre les passagers en danger.

Selon le capitaine Antony Mualushayi, porte-parole de la onzième région militaire, la situation exige une réponse ferme.

« Au cours de cette mission de 205 kilomètres, plusieurs témoignages inquiétants ont été recueillis. Des individus pillent les cargaisons, incendient les véhicules et compromettent la vie des victimes au lieu de leur porter assistance », a-t-il dénoncé.

Par ailleurs, les échanges avec les usagers et les acteurs locaux ont révélé la présence persistante de coupeurs de route et de groupes Kuluna.

De ce fait, ces bandes menacent la paix sociale et entravent la libre circulation des personnes et des biens. Face à cette réalité, l’armée entend renforcer la proximité avec la population afin de restaurer la confiance sur cet axe national.

Ainsi, les autorités militaires appellent toutes les forces locales à s’impliquer activement dans la sécurisation de la RN1.

En outre, la RN1 demeure une voie économique majeure reliant les zones agricoles à Kinshasa. Elle permet notamment l’évacuation du maïs, du manioc, de l’huile de palme, des courges et d’autres produits vivriers.

Inversement, les transporteurs acheminent depuis la capitale des produits manufacturés et des denrées surgelées indispensables au commerce intérieur.

Dès lors, la sécurisation durable de cet axe représente un enjeu économique, social et humanitaire majeur pour plusieurs provinces du pays.

Correspondance

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Maniema : l’ensemble du bureau de l’Assemblée provinciale visé par des pétitions après l’interpellation du gouverneur

Une crise politique éclate à l’Assemblée provinciale du Maniema. Lundi 11 mai 2026, des députés déposent des pétitions contre les cinq membres du bureau à Kindu, quelques jours seulement après l’interpellation du gouverneur provincial.

Selon des sources parlementaires, les documents sont enregistrés dans la matinée au secrétariat de l’hémicycle. Les initiatives visent notamment le président Junior Kibungi Mutanga, accusé d’incompétence dans la conduite des travaux parlementaires. Toutefois, les griefs retenus contre les autres membres restent inconnus du public.

Les pétitions concernent également le vice-président Théophile Buleli Docta, le rapporteur Papy Omeonga Tchopa, le rapporteur adjoint Nehemie Kangakolo ainsi que le questeur Assani Noelos.

Cette offensive politique intervient trois jours après une plénière agitée consacrée à l’interpellation du gouverneur Moussa Kabwankubi. Lors du vote à main levée, des divergences apparaissent publiquement entre membres du bureau sur le décompte des voix. Ainsi, la confiance interne se fragilise rapidement.

Par la suite, l’interpellation est remise au gouverneur sans nouvelle séance plénière. Cette procédure alimente alors les critiques de certains députés, qui dénoncent un dysfonctionnement institutionnel.

Étant donné que tous les membres du bureau sont concernés, la réglementation parlementaire impose maintenant la mise en place d’un bureau d’âge. Celui-ci devra examiner la recevabilité des pétitions et organiser la suite du processus.

Par ailleurs, plusieurs élus favorables à l’interpellation auraient quitté Kindu pour Kinshasa, selon des sources concordantes. Ce déplacement renforce le climat d’incertitude politique dans la province.

Pour l’instant, ni le nombre exact de signataires ni le contenu détaillé des accusations ne sont rendus publics. Cependant, pour de nombreux observateurs locaux, ces démarches marquent une nouvelle étape dans la crise politique que traverse le Maniema.

Charite-Dadie Zamba

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Assemblée nationale : le ministre de la Justice présente la prorogation de l’état de siège adoptée par les députés

À l’Assemblée nationale, le ministre d’État en charge de la Justice et Garde des Sceaux, Guillaume Ngefa, a défendu ce lundi 11 mai 2026 le projet de loi portant prorogation de l’état de siège au Nord-Kivu et en Ituri, finalement adopté par les députés nationaux réunis en séance plénière à Kinshasa.

Devant la représentation nationale, le ministre explique la nécessité de maintenir cette mesure exceptionnelle face à la persistance de l’insécurité et des activités des groupes armés dans l’Est du pays. Son intervention ouvre les débats parlementaires consacrés à l’évaluation de l’efficacité de l’état de siège, instauré pour restaurer l’autorité de l’État et sécuriser les populations civiles.

Après examen du texte et lecture article par article assurée par le rapporteur Jacques Djoli Eseng’Ekeli, les élus votent la prorogation tout en exprimant leur volonté d’obtenir désormais des évaluations plus détaillées avant chaque renouvellement.

Sous la conduite du président de l’Assemblée nationale, Aimé Boji Sangara, la Chambre basse appelle le gouvernement à renforcer la communication institutionnelle sur l’état de siège et à présenter systématiquement un rapport d’évaluation sécuritaire et humanitaire aux parlementaires.

Au cours de la même plénière, les députés adoptent également le projet de loi autorisant la ratification de la Convention de l’Union africaine sur la prévention et la lutte contre le terrorisme, une démarche visant à consolider la coopération régionale face aux menaces sécuritaires transfrontalières.

À travers ces décisions, l’Assemblée nationale réaffirme son double rôle : accompagner l’action gouvernementale dans la gestion de la crise sécuritaire tout en renforçant son contrôle parlementaire sur les politiques publiques liées à la défense et à la souveraineté nationale.

Charite-Dadie Zamba

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Sud-Kivu : après plusieurs mois de présence, l’AFC/M23 se retire de la plaine de la Ruzizi, les FARDC et Wazalendo reprennent Sange

Sange, Sud-Kivu- Les rebelles de l’AFC/M23 se sont retirés ce lundi 11 mai 2026 de plusieurs positions stratégiques de la plaine de la Ruzizi, dans le territoire d’Uvira. Dans la foulée, les éléments Wazalendo et les Forces armées de la RDC (FARDC) ont fait leur entrée dans la cité de Sange et les localités environnantes.

Selon des sources locales concordantes, les premiers combattants Wazalendo sont arrivés vers 7h30, quelques heures seulement après le retrait observé des troupes rebelles.

Les FARDC ont ensuite pris position dans la zone au cours de la matinée afin de sécuriser les entités récupérées.

Les zones concernées par le retrait

Plusieurs localités de la plaine de la Ruzizi sont concernées par ce mouvement militaire. Il s’agit notamment de :

  • Kabunambo
  • Sange
  • Mutarule
  • Lubirizi
  • Bwegera
  • Remera
  • Luvungi

Des unités des FARDC sont signalées aux alentours du pont de Sange, considéré comme un point stratégique reliant Uvira à Bukavu.

Cependant, quelques tirs sporadiques ont été entendus dans la matinée. Des responsables locaux évoquent des tirs de positionnement visant à confirmer la présence des nouvelles forces dans la zone.

Des mouvements militaires observés depuis dimanche

Déjà dans la soirée du dimanche 10 mai, des habitants avaient signalé d’importants mouvements de troupes AFC/M23 transportant leurs effets militaires le long de la route nationale numéro 5.

Le lundi matin, plusieurs centaines d’éléments rebelles se sont concentrés à Luvungi, où la circulation des civils a été temporairement interdite.

Par conséquent, le trafic routier entre Uvira et Bukavu demeure suspendu en raison des tensions sécuritaires.

Une psychose reste perceptible parmi les populations locales malgré le changement de contrôle militaire.

Depuis combien de temps l’AFC/M23 occupait la zone ?

La présence de l’AFC/M23 dans la plaine de la Ruzizi remonte à l’offensive menée au premier semestre 2025, lorsque le mouvement rebelle avait étendu ses positions vers le Sud-Kivu après ses avancées militaires dans l’est du pays.

Depuis lors, plusieurs localités situées entre Kamanyola, Sange et Luvungi étaient passées sous son contrôle, transformant la zone en ligne de front stratégique reliant les axes Bukavu-Uvira et les frontières régionales.

Le retrait observé ce 11 mai intervient donc après plusieurs mois de présence militaire continue dans cette partie du Sud-Kivu.

Deux lectures opposées du retrait

Les interprétations divergent toutefois entre les acteurs du conflit.

Du côté de l’AFC/M23, des sources proches du mouvement évoquent un repositionnement volontaire, présenté comme un geste de bonne foi dans le cadre du processus diplomatique en cours.

Le mouvement affirme multiplier les initiatives destinées à soutenir les discussions politiques et humanitaires.

À l’inverse, les FARDC considèrent ce recul comme la conséquence d’une double pression militaire et diplomatique exercée sur les positions rebelles.

Pour Kinshasa, le redéploiement de l’armée congolaise correspond donc à une reprise progressive des zones abandonnées.

Situation sécuritaire encore fragile

Malgré le retour des forces gouvernementales, la situation reste volatile dans la plaine de la Ruzizi.

Les autorités locales affirment travailler au rétablissement de l’ordre public et au relèvement communautaire afin d’éviter tout débordement.

La population, quant à elle, attend désormais une stabilisation durable après plusieurs mois d’incertitude sécuritaire.

Rédaction

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Gouvernement Kambulu 2: Isabelle Banakayi reconduite

Le Gouverneur de la province du Kasaï-Central a procédé, à travers l’Arrêté provincial n°122/CAB/GPK-C/2026 du 08 mai 2026, à la nomination des membres du nouveau gouvernement provincial dit Kambulu II.

Selon les dispositions de cet arrêté, plusieurs personnalités ont été désignées à la tête des différents ministères provinciaux.
Parmi les principales nominations figure la reconduction de la ministre Isabelle Banakayi à son ancien ministère.

Voici comment se compose la liste :

• Ministre de l’Intérieur, Affaires coutumières, Justice et Droits humains, Relations avec l’Assemblée provinciale : KAMAY KASONGA ;

• Ministre du Plan, Budget, Fonction publique, Communication et Médias, Porte-parole du Gouvernement : MUTELA MUKENDI PIERROT ;

• Ministre des Finances, Économie, Commerce, PME et Industrie : KENKENYI MAWANGA CRISPIN ;

• Ministre de l’Agriculture, Pêche, Élevage, Environnement et Développement rural : KABUAYI KABONGO TOTO ;

• Ministre de l’Éducation, Santé publique, Formation professionnelle, Hygiène et Prévoyance sociale : HONORÉ MUTSHIPAYI BALOWE ;

• Ministre des Mines et Hydrocarbures : NTAMBUE NTAMBUE ANTOINE ;

• Ministre des Affaires sociales et Actions humanitaires : BAMPENDE BANAKAYI MARIE ;

• Ministre des Infrastructures, Travaux publics, Affaires foncières, Aménagement du territoire, Urbanisme et Habitat : SHIKAYI SHIKAYI JACQUES ;

• Ministre des Transports, Voies de communication et Désenclavement : TSHIELA KALALA FISTON ;

• Ministre de la Jeunesse, Sports, Entrepreneuriat et Tourisme : JUKAYI WAMFUANANGANAYI KALAMBA HONORÉ.

Rappelons que Marie Isabelle Banakayi est la seule femme au sein du gouvernement Kambulu II.

Thomas Mukonga Tshilumba, depuis Kananga.

Kinshasa : le LGD accuse la Force du Progrès d’avoir attaqué son siège lors de la célébration de son 4ᵉ anniversaire

Une célébration politique a viré à la violence samedi 9 mai à Kinshasa. Le parti Leadership et Gouvernance pour le Développement (LGD) affirme que son siège national, situé sur l’avenue Nguma dans la commune de Ngaliema, a été pris pour cible par des militants présentés comme appartenant à la Force du Progrès, mouvement associé à l’UDPS.

Selon le communiqué publié dimanche par cette formation de l’opposition, l’incident s’est produit vers 13 heures, alors qu’une messe d’action de grâce marquait le quatrième anniversaire du parti en présence de cadres, militants et invités.

Le LGD affirme que « les éléments de la Force du Progrès se sont introduits de force dans l’enceinte du siège du parti après avoir cassé la porte de la clôture, avant de s’en prendre violemment aux militants et sympathisants présents ».

Face à l’irruption des assaillants, les membres du parti disent avoir opposé une résistance, avant l’intervention des policiers chargés de la garde de l’Agence nationale de renseignements (ANR), installée à proximité du siège.

Le bilan provisoire communiqué par le parti fait état de plusieurs blessés, dont deux grièvement atteints. Le LGD signale également le vol de sept téléphones portables et de deux ordinateurs, ainsi que d’importants dégâts matériels. « La porte principale de la clôture a été complètement endommagée et plusieurs biens ont été cassés ou détruits », précise le document.

Dans sa déclaration, la formation politique condamne « un acte de violence politique, d’intimidation et de barbarie », estimant qu’il constitue « une grave atteinte aux libertés fondamentales garanties par la Constitution ».

Le parti appelle les autorités congolaises à ouvrir « une enquête sérieuse, indépendante et impartiale » afin d’identifier et de poursuivre les auteurs présumés de cette attaque.

Proche de l’ancien Premier ministre Augustin Matata Ponyo, aujourd’hui membre de la plateforme politique Sauvons le Congo, le LGD évoque un climat d’intolérance politique croissante. Absent du pays depuis plusieurs mois, l’ancien chef du gouvernement vit actuellement à l’étranger, ses proches parlant d’un « exil forcé ».

Aucune réaction officielle n’avait encore été enregistrée du côté de l’UDPS ou des autorités sécuritaires au moment de la publication.

Cécile Lowa

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