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Kinshasa : “Le déplacement des câbles électriques et des conduites d’eau ralentit les travaux routiers”, admet le ministre des Infrastructures

Le déplacement des installations techniques constitue l’un des principaux obstacles à l’avancement des travaux routiers à Kinshasa. Le ministre provincial des Infrastructures, Alain Tshilungu, l’a reconnu mercredi lors d’une plénière à l’Assemblée provinciale de Kinshasa, au cours de la question orale avec débat lui adressée par le député provincial Jared Phanzu.

Face aux élus provinciaux, le membre du gouvernement a expliqué que la nature urbaine de la capitale complique considérablement l’exécution des chantiers routiers engagés par l’exécutif provincial. Selon lui, Kinshasa ne présente pas les mêmes réalités qu’un environnement rural, en raison de la densité des infrastructures déjà installées.

« Nous ne sommes pas dans un milieu rural. Les travaux réalisés à Kinshasa se déroulent dans un espace urbain avec de nombreuses contraintes », a-t-il déclaré devant les députés provinciaux.

Le ministre a précisé que plusieurs opérations techniques doivent précéder l’aménagement des routes. Il s’agit notamment du déplacement des installations de la Société nationale d’électricité, des conduites de la Régie de distribution d’eau, ainsi que des équipements appartenant aux opérateurs de télécommunications.

Ces interventions techniques peuvent durer entre trois et six mois, ce qui impacte directement le calendrier initial des travaux routiers programmés par le gouvernement provincial.

Cette mise au point du ministre intervenait en réponse aux préoccupations soulevées par les députés provinciaux concernant les retards observés dans plusieurs chantiers d’infrastructures à travers la capitale congolaise.

Cécile Lowa

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Assemblée nationale : les élus élèvent la procédure contre le DG de Trans Academia après une audition jugée insatisfaisante

La gestion de l’entreprise publique Trans Academia a fait l’objet d’un examen approfondi lors de la séance plénière tenue mercredi 13 mai à l’Assemblée nationale. À l’issue des échanges, les députés ont décidé de durcir la procédure parlementaire engagée contre son directeur général, dont les explications n’ont pas convaincu la représentation nationale.

Sous la conduite du président de la Chambre basse, Aimé Boji Sangara, les députés ont auditionné le directeur général Georges Ongelo, invité à répondre à une question orale avec débat initiée par le député national André Mushongo Mashara.

L’initiative parlementaire portait essentiellement sur la situation sociale des travailleurs, marquée par des retards de rémunération, ainsi que sur les difficultés opérationnelles rencontrées par cette société publique chargée d’assurer le transport des étudiants.

Durant les discussions, plusieurs élus ont relevé une dégradation du service dans différentes provinces. Ils ont évoqué le manque de bus disponibles, l’irrégularité des rotations urbaines et l’organisation jugée problématique de certains véhicules de l’entreprise aux abords du Palais du Peuple.

Devant l’hémicycle, le directeur général a attribué ces dysfonctionnements à une insuffisance de moyens financiers, affirmant que les tensions salariales résultaient davantage de contraintes budgétaires que de choix de gestion. Il a également présenté les défis structurels auxquels l’entreprise reste confrontée depuis son déploiement.

Malgré ces éclaircissements, l’auteur de la question orale a estimé que les réponses apportées ne correspondaient pas aux préoccupations exprimées par les députés. Considérant les explications insuffisantes, il a sollicité la transformation de la procédure en interpellation, étape parlementaire permettant un contrôle plus approfondi de l’action du responsable public.

La plénière a accédé à cette demande, ouvrant ainsi une nouvelle phase du contrôle parlementaire. Le député initiateur a, dans la foulée, demandé que le directeur général tire les conséquences politiques de la situation dans un délai de 48 heures.

Rappelant les exigences procédurales prévues par le règlement intérieur, le président de l’Assemblée nationale a invité l’élu à formaliser son interpellation auprès du Bureau. Le rapporteur de la Chambre basse, Jacques Djoli, a ensuite relu les dispositions encadrant le traitement des questions orales avec débat afin de garantir le respect strict des règles parlementaires.

Par cette décision, l’Assemblée nationale renforce son rôle de contrôle sur les entreprises publiques, en exigeant davantage de reddition de comptes dans la gestion des services destinés aux citoyens.

Charite-Dadie Zamba

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Kisangani : le gouverneur Paulin Lendongolia suspend pour trois mois la bourgmestre de Tshopo et son adjoint pour fautes graves

Le gouverneur de la province de la Tshopo, Paulin Lendongolia, a suspendu préventivement la bourgmestre de la commune Tshopo ainsi que son adjoint dans la ville de Kisangani, chef-lieu provincial situé dans le nord-est de la République démocratique du Congo.

La décision ressort d’un arrêté provincial officiel.

Selon le document signé par l’autorité provinciale, les deux responsables communaux sont écartés de leurs fonctions pour une durée ne dépassant pas trois mois, en raison de fautes graves constatées dans la gestion du service public placé sous leur responsabilité.

« Les griefs constatés à charge des intéressés entravent gravement le fonctionnement du service public de l’État placé sous leur gestion. En conséquence, ils sont suspendus préventivement de leurs fonctions pour une durée ne dépassant pas trois mois, conformément aux textes légaux en vigueur », indique l’arrêté provincial lu par le porte-parole du gouverneur, Michel Lumumba.

Cette suspension intervient à titre conservatoire, en attendant les suites administratives susceptibles d’être engagées conformément aux dispositions réglementaires applicables à l’administration territoriale.

Correspondance

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La ministre du Portefeuille suspend pour trois mois la DG de la Congolaise des Voies Maritimes Jeanne Blondine Kawanda Walom, une enquête administrative ouverte

La ministre du Portefeuille a suspendu, pour une durée de trois mois, la directrice générale de la Congolaise des Voies Maritimes (CVM SA), Mme Jeanne Blondine Kawanda Walom.

La décision a été rendue publique mardi 12 mai à travers une communication officielle lue à la chaîne nationale Radio Télévision Nationale Congolaise (RTNC). Aucun motif précis n’a été détaillé dans le communiqué.

Selon la décision ministérielle, une enquête administrative a été ouverte afin de « confirmer les faits mis à charge de l’intéressée ».

Pendant la période de suspension, la direction générale de la société sera assurée à titre intérimaire par le directeur général adjoint, chargé de garantir la continuité du fonctionnement de l’entreprise publique.

La mesure s’inscrit dans le cadre des prérogatives de tutelle exercées par le ministère du Portefeuille sur les entreprises publiques, en attendant les conclusions de l’enquête annoncée.

Cécile Lowa

Masina : Théthé Muteba meurt après avoir été battue par son époux Émile Mbuyi, ancien boxeur arrêté puis transféré au parquet de Ndjili

Un drame conjugal a bouleversé la commune de Masina, dans l’est de Kinshasa, où une femme a perdu la vie à la suite de violences domestiques survenues après une dispute liée à de l’argent.

Selon des sources locales, Théthé Muteba est décédée après avoir reçu plusieurs coups portés par son époux, Émile Mbuyi, présenté comme un ancien boxeur. L’altercation aurait éclaté autour d’une somme de 25 000 francs congolais, avant de dégénérer en agression physique.

Alertés par les cris, des habitants du quartier sont rapidement intervenus. La population, choquée par la gravité des faits, a interpellé le suspect avant de le remettre aux forces de l’ordre.

Après son arrestation, Émile Mbuyi a été transféré devant le parquet de Ndjili, compétent pour instruire ce dossier. Il devra répondre devant la justice des accusations liées à cette violence ayant entraîné la mort.

Ce nouveau drame remet une fois de plus en lumière la persistance des violences conjugales dans la capitale congolaise, alors que plusieurs organisations locales appellent au renforcement de la prévention et de la protection des victimes.

Charite-Dadie Zamba

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Clôture du Sommet Africa Forward : les conclusions axées sur vaccins, santé et transformation locale

La cérémonie de clôture du Sommet Africa Forward s’est tenue mardi 12 mai 2026 au Kenyatta International Convention Centre de Nairobi, en présence du président congolais Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo.

Organisée les 11 et 12 mai dans la capitale kényane, la rencontre a permis aux participants de dégager plusieurs priorités communes pour le développement du continent. Les conclusions ont notamment insisté sur la nécessité de soutenir la production locale de vaccins et de renforcer durablement les systèmes de santé africains, considérés comme un levier essentiel de souveraineté sanitaire.

Les échanges ont également mis en avant la transformation locale des produits agricoles ainsi que la construction d’infrastructures numériques souveraines, présentées comme des conditions indispensables à une croissance économique autonome. Dans le même esprit, les participants ont plaidé pour des partenariats internationaux plus équilibrés et mutuellement avantageux.

Au cours des travaux, les questions liées à la paix, à la sécurité et aux défis environnementaux ont occupé une place centrale. La République démocratique du Congo a défendu, à cette occasion, l’idée d’une refondation de la gouvernance mondiale, notamment à travers la réforme du Conseil de sécurité des Nations unies, tout en promouvant une souveraineté sanitaire reposant sur des mécanismes innovants.

À travers sa participation, la RDC a également réaffirmé son positionnement comme « pays-solutions » face aux enjeux stratégiques africains et mondiaux.

Cécile Lowa

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Infrastructure: Judith Suminwa Tuluka projette la fin des rocades de Kinshasa en septembre 2027 pour désengorger durablement la capitale

La Première ministre Judith Suminwa Tuluka a projeté l’achèvement des rocades Sud-Est et Sud-Ouest de Kinshasa pour septembre 2027, à l’issue d’une visite d’inspection effectuée mardi 12 mai sur les chantiers.
Cette descente de terrain s’inscrit dans l’exécution des instructions du président Félix Tshisekedi, visant l’accélération des grands travaux urbains.

Ainsi, le gouvernement anticipe une transformation majeure de la mobilité dans la capitale congolaise, marquée par la réduction des embouteillages chroniques.

Lancé en juin 2024, le projet des rocades constitue une voie de contournement destinée à fluidifier la circulation entre les parties Sud-Est et Sud-Ouest de Kinshasa.

Selon les projections présentées par l’Agence congolaise des grands travaux (ACGT), la phase Sud prévoit :

  • 73 kilomètres de routes en cours de revêtement ;
  • plusieurs ouvrages de franchissement ;
  • trois ponts de 90 à 180 mètres ;
  • près de 3 000 propriétés concernées par les expropriations.

À ce stade, le taux d’exécution dépasse 40 %, confirmant une évolution jugée satisfaisante par l’exécutif.

Judith Suminwa mise sur les expropriations pour respecter l’échéance 2027

La cheffe du gouvernement a insisté sur le principal défi restant : finaliser les indemnisations des populations affectées.

« Nous nous sommes entendus pour que toutes les indemnisations soient réalisées d’ici 2027 au plus tard afin de permettre l’achèvement du projet », a-t-elle déclaré.

Par conséquent, le gouvernement entend accélérer la libération des emprises publiques afin d’éviter tout retard dans le calendrier des travaux.

Les projections gouvernementales annoncent une route moderne comprenant deux voies de circulation de chaque côté, capable d’absorber le trafic croissant de la capitale.

Un échangeur à trois niveaux à Mitendi doit notamment relier la rocade à la Route nationale n°1, tandis qu’un autre projet routier longeant le fleuve devrait connecter cet axe jusqu’à l’aéroport.

Ainsi, l’exécutif ambitionne de transformer progressivement Kinshasa en hub urbain mieux connecté.

Une vision nationale de connectivité routière

Au-delà de Kinshasa, la Première ministre a replacé ces infrastructures dans une stratégie nationale de corridors routiers.

Le futur réseau devrait relier :

  • Matadi et le port de Boma,
  • le Grand Bandundu et les provinces du Kasaï,
  • puis le Grand Katanga avec une connexion annoncée vers le corridor de Lobito.

Selon Judith Suminwa, ces projections ouvrent la voie à « un pays véritablement interconnecté ».

Des attentes fortes des usagers avant 2027

Sur le terrain, plusieurs habitants ont déjà constaté une amélioration progressive de la circulation.

Un usager rencontré sur le chantier affirme que la route, autrefois impraticable, devient progressivement accessible. D’autres espèrent une réduction significative du temps de déplacement et une dynamisation des échanges commerciaux entre communes.

Estimé à près de 300 millions de dollars, ce projet issu du partenariat sino-congolais révisé s’inscrit dans le Programme d’actions du Gouvernement 2024-2028.

Désormais, l’exécutif mise sur le respect des projections annoncées pour livrer, en septembre 2027, une infrastructure appelée à redessiner durablement la mobilité urbaine de Kinshasa.

Cécile Lowa

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Décomptes finaux des ex-travailleurs de la Gécamines : Judith Suminwa charge Muzito et Massamba d’explorer les mécanismes de paiement

Le vice-Premier ministre, ministre du Budget, Adolphe Muzito, a reçu mardi 12 mai le ministre de l’Emploi et du Travail, Ferdinand Massamba Wa Massamba, pour examiner la question du paiement des décomptes finaux des anciens travailleurs de la Gécamines.

Cette réunion est intervenue sur instruction de la Première ministre Judith Suminwa Tuluka, dans le cadre de la recherche de solutions budgétaires destinées à répondre à cette revendication sociale persistante.

À l’issue des échanges, Ferdinand Massamba Wa Massamba a indiqué que les discussions avaient porté exclusivement sur le règlement des décomptes finaux, des indemnités de sortie ainsi que d’autres avantages sociaux dus aux anciens agents.

Selon lui, plus de 10 500 ex-travailleurs attendent encore le paiement de leurs droits. Cette situation affecte également leurs familles, portant à plus de 50 000 le nombre total de personnes concernées.

Le ministre de l’Emploi et du Travail a précisé avoir agi conformément aux orientations gouvernementales.

« La Première ministre m’avait instruit de me rapprocher du VPM Budget afin d’examiner les possibilités de paiement, même en plusieurs tranches », a-t-il expliqué.

Au cours de la rencontre, le vice-Premier ministre du Budget s’est engagé à analyser la faisabilité financière du dossier avant de faire rapport à la cheffe du Gouvernement sur les mécanismes envisageables pour amorcer le paiement.

Les discussions ont ainsi exploré différentes options budgétaires susceptibles de permettre une prise en charge progressive de ces engagements sociaux.

Une démarche inscrite dans la vision sociale du Gouvernement

Ferdinand Massamba a replacé cette initiative dans la vision sociale portée par le Président de la République Félix Tshisekedi, rappelant que le principe du « peuple d’abord » devait se traduire par des actions concrètes en faveur des anciens travailleurs.

Il a assuré que le Gouvernement poursuivait ses efforts pour mobiliser les ressources nécessaires afin de mettre fin à cette attente prolongée et garantir le respect des droits sociaux reconnus par le Code du travail.

À travers cette concertation interministérielle, l’exécutif a réaffirmé sa volonté d’apporter une réponse progressive et soutenable à la problématique des décomptes finaux des ex-travailleurs de la Gécamines, dans un esprit de justice sociale et de solidarité nationale.

Charite-Dadie Zamba

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Kongo Central : Carole Kiatazabu installe un poste de contrôle des hydrocarbures à Muanda pour sécuriser les recettes provinciales

La province du Kongo Central renforce la régulation du secteur pétrolier. Un poste de contrôle et de péage des hydrocarbures entre désormais en service au village Makasamba, dans le territoire de Muanda, sur décision des autorités provinciales.

À l’origine de cette opération, la ministre provinciale des Hydrocarbures, Carole Kiatazabu, mandatée pour appliquer un arrêté signé par le gouverneur Grâce Bilolo visant à mieux organiser un secteur stratégique pour l’économie locale.

Sur le terrain, la ministre assume clairement la mission qui lui est confiée : restaurer l’ordre et garantir des revenus à la province.

« Nous avons été dépêchés par le gouverneur de province après la signature de cet arrêté afin que l’ordre règne dans ce secteur et que celui-ci génère effectivement des recettes pour la province. Nous demandons l’application stricte de cet arrêté provincial et nous sommes là pour vous accompagner », a-t-elle déclaré devant les opérateurs et les acteurs locaux.

À travers cette initiative, les autorités provinciales entendent lutter contre les circuits informels et améliorer la traçabilité des produits pétroliers dans cette zone frontalière fortement exposée aux activités économiques liées aux hydrocarbures.

Ainsi, la mise en place de ce poste marque une nouvelle étape dans la volonté provinciale de renforcer la gouvernance du secteur énergétique tout en sécurisant les ressources publiques destinées au développement du Kongo Central.

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