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RDC–Ouganda : six accords sur le commerce, les infrastructures et la sécurité validés à Kampala avant la signature présidentielle

Kampala a accueilli, dimanche 10 mai, une importante séquence diplomatique entre la République démocratique du Congo et l’Ouganda. Réunis dans la capitale ougandaise, près de dix-sept ministres congolais ont validé six accords stratégiques destinés à renforcer la coopération bilatérale entre les deux pays.

Conduite par le Vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur, Jacquemain Shabani Lukoo, la délégation congolaise a participé à la réunion ministérielle de la 9ᵉ Commission permanente mixte RDC–Ouganda. Cette rencontre visait principalement à examiner le niveau d’exécution des décisions prises lors de la précédente session tenue à Kinshasa.

Au terme des travaux, les ministres des deux États ont approuvé le rapport final élaboré par les experts et adopté auparavant par les secrétaires généraux. Ces documents ouvrent la voie à la signature de six protocoles d’accord couvrant plusieurs secteurs prioritaires.

Les domaines concernés portent notamment sur les infrastructures transfrontalières, le commerce, la coopération sécuritaire, la culture ainsi que d’autres mécanismes destinés à intensifier les échanges économiques et institutionnels entre Kinshasa et Kampala.

Selon les responsables des délégations, ces engagements doivent contribuer à consolider la stabilité régionale et à accélérer des projets communs au bénéfice direct des populations des deux pays. Plusieurs actions opérationnelles devraient être engagées dans un délai de trois mois afin d’assurer la mise en œuvre effective des décisions adoptées.

Ces assises, organisées du 8 au 10 mai, ont ainsi servi de cadre d’évaluation et de relance du partenariat bilatéral, avant l’étape politique majeure attendue avec la signature officielle des accords par les chefs d’État congolais et ougandais.

Charite-Dadie Zamba

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Cour des comptes : ouverture d’une procédure pour gestion de fait présumée contre Grâce Bilolo et le ministre provincial des Finances Ndokolo Luyeye, attendus à Kinshasa pour audition

La Cour des comptes de la République démocratique du Congo engage une procédure de poursuite contre le gouverneur du Kongo Central, Grâce Bilolo, et le ministre provincial des Finances, Ndokolo Luyeye, dans le cadre d’une affaire de gestion de fait présumée.

Selon les correspondances officielles adressées aux deux autorités provinciales, l’institution de contrôle des finances publiques ouvre une instance devant la Chambre des comptes déconcentrée de Kinshasa, conformément aux dispositions de la loi organique régissant la Cour des comptes.

L’instruction vise à examiner des faits susceptibles de constituer une gestion irrégulière des fonds publics, infraction prévue et punie par la législation en vigueur.

Dans ce cadre, le gouverneur et le ministre provincial des Finances seront convoqués ultérieurement à Kinshasa afin d’être entendus par les magistrats financiers. Les documents précisent également que les concernés peuvent se faire assister par un conseil de leur choix au cours de la procédure.

Par cette démarche, la Cour des comptes enclenche formellement la phase judiciaire de contrôle, destinée à établir les responsabilités éventuelles dans la gestion financière de la province du Kongo Central.

Charité-Dadie Zamba

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Assemblée nationale : Thérèse Kayikwamba Wagner annonce l’activation de lignes d’urgence et le renforcement de l’assistance consulaire après les agressions de quatre Congolais en Afrique du Sud

L’atmosphère était attentive dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale ce vendredi 08 mai lorsque la ministre d’État en charge des Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba Wagner, a pris la parole pour répondre à une question d’actualité consacrée aux récents incidents survenus en Afrique du Sud.

Face aux députés nationaux, la cheffe de la diplomatie congolaise a livré un état des lieux précis de la situation ayant touché plusieurs communautés étrangères, dont des ressortissants congolais.

D’entrée de jeu, la ministre d’État a condamné les actes de violence et d’intimidation enregistrés ces derniers jours. Selon les informations officielles communiquées au Parlement, quatre compatriotes congolais ont subi des agressions physiques ainsi que des dégâts matériels.

Toutefois, elle a précisé qu’aucune perte en vie humaine n’a été signalée.

Dans l’hémicycle, les élus ont suivi l’intervention dans un silence marqué, signe de l’attention portée à la sécurité de la diaspora congolaise.

La ministre a ensuite détaillé les mesures prises par le gouvernement congolais. Par l’intermédiaire de l’ambassade de la RDC à Pretoria, les autorités ont renforcé les dispositifs de veille et d’assistance consulaire.

Concrètement, des lignes d’urgence ont été mises en place tandis que la communauté congolaise locale a été mobilisée afin d’assurer un suivi rapproché des compatriotes exposés.

Parallèlement, Kinshasa a engagé des échanges directs avec les autorités sud-africaines pour rappeler la nécessité de protéger toutes les communautés étrangères présentes sur leur territoire.

Dans la dernière partie de son intervention, Thérèse Kayikwamba Wagner a réaffirmé l’attachement de la République démocratique du Congo au dialogue diplomatique et à la coopération bilatérale.

Elle a également insisté sur le rôle des mécanismes régionaux dans la prévention des violences et la promotion d’une coexistence pacifique entre les peuples.

Ainsi, devant la représentation nationale, le gouvernement a voulu transmettre un message de vigilance, mais aussi d’apaisement, en assurant que la situation reste suivie de près par les autorités congolaises.

Cécile Lowa

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Martin Fayulu dénonce une « tentative de coup d’État constitutionnel » et exige le retrait du projet référendaire

Un jour après la conférence de presse du président Félix Tshisekedi, l’opposant congolais Martin Fayulu a tenu, vendredi 8 mai 2026 à Kinshasa, une conférence de presse consacrée à la défense de la Constitution et à la situation politique nationale.

Au centre de son intervention, la proposition de loi référendaire initiée par le député Paul Gaspard Ngondankoy. Selon Martin Fayulu, ce texte constituerait une tentative de modification indirecte des dispositions constitutionnelles déclarées intangibles.

L’opposant affirme que le mécanisme envisagé ouvrirait une « porte dérobée » permettant de contourner l’article 220 de la Constitution, présenté comme un verrou protégeant l’alternance démocratique, les libertés publiques et l’équilibre des pouvoirs.

Intervenant dans un contexte marqué par la guerre dans l’Est du pays, les déplacements massifs de populations et les tensions régionales, Martin Fayulu estime que le débat constitutionnel intervient au moment où la priorité nationale devrait rester la sécurité et la cohésion du pays.

Il appelle ainsi les députés nationaux à retirer les dispositions contestées et demande la préservation stricte de l’ordre constitutionnel afin d’éviter, selon ses propos, une dérive institutionnelle.

Cécile Lowa

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Affaire Mambabwa : le Ministère public requiert des peines de prison pour torture et incitation de militaires, la Cour militaire de Kinshasa-Gombe prend l’affaire en délibéré

La Cour militaire de Kinshasa-Gombe clôture, ce jour, l’audience consacrée à l’affaire opposant Likulia, Mushobekwa et Ntabaza à Philemon Mambabwa, poursuivi notamment pour torture et incitation de militaires à poser des actes contraires au devoir et à la discipline.

Au cours de l’audience, le ministère public requiert deux ans de servitude pénale à l’encontre de Philemon Mambabwa. Le parquet demande également trois ans de servitude pénale, dont vingt jours de travaux forcés, contre les policiers impliqués dans le dossier.

Après les réquisitions du parquet, la juridiction militaire prend l’affaire en délibéré. La Cour annonce qu’elle rendra son arrêt dans le délai prévu par la loi.

Cette étape judiciaire marque la fin des débats publics et ouvre la phase d’attente du verdict, appelé à trancher les poursuites engagées dans ce dossier examiné devant la juridiction militaire de Kinshasa-Gombe.

Rédaction

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RDC–Ouganda : la 9ᵉ Commission permanente conjointe examine à Kampala la sécurité, le commerce et les infrastructures transfrontalières

La République démocratique du Congo et l’Ouganda ouvrent officiellement, vendredi à Kampala, les travaux de la 9ᵉ session de la Commission permanente conjointe (CPJ), cadre de concertation destiné à renforcer la coopération bilatérale entre les deux pays.

La première journée réunit les hauts responsables chargés d’évaluer la mise en œuvre des décisions adoptées lors de la 8ᵉ session organisée en 2023 à Kinshasa. Les experts examinent les avancées enregistrées dans les sous-commissions politique et diplomatique, défense et sécurité, ainsi qu’économie, commerce et infrastructures, conformément au programme des travaux.

« Le processus poursuivi par cette 9ᵉ session consiste à évaluer les décisions de la session précédente et à structurer les échanges autour de quatre thématiques majeures », déclare Célestin Kapongo, directeur de cabinet adjoint chargé de la coopération internationale au ministère congolais des Affaires étrangères.

Le responsable évoque également des enjeux économiques importants liés aux échanges commerciaux entre les deux pays, estimés à près de 800 millions de dollars par an, ainsi qu’à la gestion d’une frontière commune longue de plusieurs centaines de kilomètres.

La session se poursuit jusqu’au 11 mai et doit déboucher sur de nouveaux engagements dans les domaines sécuritaire, économique et infrastructurel, dans un contexte régional marqué à la fois par des défis persistants et par une volonté affichée d’intégration entre les États voisins.

Charité-Dadie Zamba

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Xénophobie en Afrique du Sud : la ministre Thérèse Kayikwamba attendue à l’Assemblée nationale pour s’expliquer sur la situation des Congolais

La ministre d’État en charge des Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba Wagner, est attendue cet après-midi à l’Assemblée nationale de la République démocratique du Congo pour répondre à une question d’actualité relative à la situation des Congolais vivant en Afrique du Sud.

Le président de la chambre basse du Parlement, Aimé Boji Sangara, annonce cette audition lors de sa communication officielle tenue la veille devant les députés nationaux.

La cheffe de la diplomatie congolaise doit clarifier les mesures prises par le gouvernement face aux inquiétudes liées aux actes de xénophobie signalés dans ce pays d’Afrique australe.

La ministre intervient devant la représentation nationale afin d’informer les élus sur la situation sécuritaire et les conditions de séjour des ressortissants congolais durant cette période marquée par des tensions visant des étrangers.

Cécile Lowa

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Pont Kinshasa-Brazzaville : la RDC et le Congo signent à Kinshasa l’accord fiscal et douanier du projet route-rails

La République démocratique du Congo et la République du Congo signent, jeudi 07 Maï à Kinshasa, un accord bilatéral fixant le régime fiscal, douanier et des recettes non fiscales du projet de construction du pont route-rails sur le fleuve Congo reliant Kinshasa à Brazzaville.

Le vice-Premier ministre en charge des Transports, Jean‑Pierre Bemba, représentant la Première ministre Judith Suminwa Tuluka, préside la cérémonie officielle de signature en présence des membres du gouvernement congolais et d’une délégation de la République du Congo.

Selon le communiqué du ministère des Transports, l’accord définit le régime privilégié applicable au financement et à l’exécution du projet d’infrastructure destiné à relier les deux capitales par un pont combinant route et voie ferrée.

Les deux pays établissent, à travers ce mécanisme fiscal et douanier, le cadre administratif et financier nécessaire à la mise en œuvre du projet transfrontalier sur le fleuve Congo.

Cet accord constitue une étape préalable à la réalisation du pont Kinshasa-Brazzaville, infrastructure présentée comme stratégique pour la circulation des personnes, des marchandises et le renforcement des échanges économiques entre les deux États.

Charite-Dadie Zamba

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Attaque armée contre un convoi minier : deux morts et un blessé grave à Luisha

L’Inspection Générale des Mines (IGM) annonce un incident sécuritaire grave survenu le 2 mai 2026 dans le secteur de Luisha, sur l’axe reliant le site de Pumpe à la route de Likasi, à environ 67 kilomètres de cette ville minière.

Selon le communiqué publié à Kinshasa le 3 mai 2026, des individus armés et cagoulés interceptent un convoi composé de deux véhicules en mission de prospection. Les assaillants ouvrent le feu lors de l’attaque.

Le bilan provisoire fait état de deux morts, notamment un géologue congolais et son chauffeur. Un autre passager congolais subit des blessures graves. Les assaillants enlèvent également un expatrié et un citoyen congolais avant de les relâcher quelques heures plus tard après paiement d’une rançon.

L’IGM indique que cette attaque intervient dans un contexte de dégradation sécuritaire dans plusieurs zones minières de la région. Le communiqué signale une présence croissante d’individus armés, comprenant des éléments incontrôlés, des groupes armés et d’autres acteurs non étatiques. Des incidents similaires surviennent ces dernières semaines dans la même zone.

Selon l’institution, cette insécurité affecte directement les activités des opérateurs miniers. La situation menace également la stabilité des opérations et le climat des affaires dans le secteur minier national.

Face à cette recrudescence des violences, l’IGM appelle au renforcement des dispositifs sécuritaires dans les zones minières afin d’assurer la protection des populations, des travailleurs et des investissements.

Le communiqué précise enfin que des investigations sont en cours pour établir les responsabilités et permettre l’identification ainsi que la poursuite des auteurs conformément à la loi.

Charite-Dadie Zamba

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La RDC et l’Ouganda ouvrent à Kampala la 9e session de la Commission permanente conjointe

La République démocratique du Congo et l’Ouganda tiennent, vendredi à Kampala, la 9ᵉ session de la Commission permanente conjointe (CPJ), cadre bilatéral destiné à évaluer et renforcer la coopération entre les deux États voisins.

Cette rencontre intervient en prélude à l’ouverture officielle des travaux. Les délégations débutent les assises par une réunion des hauts responsables chargés de préparer les conclusions politiques de la session ministérielle.

Au cours de ces échanges techniques, les experts examinent l’état de mise en œuvre des décisions adoptées lors de la 8ᵉ session de la CPJ. Les discussions portent principalement sur les questions politique et diplomatique, la défense et la sécurité, ainsi que l’économie, le commerce et les infrastructures.

À travers cette session, Kinshasa et Kampala entendent faire le point sur les engagements pris précédemment et consolider les mécanismes de coopération bilatérale dans des secteurs jugés prioritaires pour les deux pays.

Charité-Dadie Zamba

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