La ministre d’État chargée de l’Environnement et du Développement durable, Ève Bazaiba, a présidé l’ouverture d’un atelier crucial ce jeudi 13 mars à Kinshasa, sur le transfert de technologie pour la pose de chaussées souples à base de déchets plastiques, un projet innovant visant à transformer le secteur des infrastructures en République Démocratique du Congo (RDC). Ce projet, soutenu par un partenariat avec le Collège d’Ingénierie du Thiagarajar en Inde, pourrait marquer une avancée majeure dans la gestion des déchets plastiques et la durabilité des infrastructures routières du pays.
Le Mémorandum d’entente (MoU), signé entre la ministre et les partenaires indiens, ouvre la voie à l’acquisition d’une licence définitive pour l’utilisation et la commercialisation de cette technologie.
Selon Ève Bazaiba, ce projet s’inscrit dans une démarche écologique, visant à recycler les déchets plastiques pour la construction de chaussées plus résistantes et écologiques. Elle a précisé qu’une partie importante du processus inclura une formation spécialisée pour les ingénieurs congolais, notamment ceux de l’Office des Routes (OR), de l’Office des Voiries et Drainage (OVD) et de l’Institut National du Bâtiment et Travaux Publics (INBTP). Ces professionnels seront formés par l’équipe indienne pour assurer une mise en œuvre correcte et durable de cette technologie.
“Ce transfert de technologie est une étape significative dans la matérialisation de la vision du Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo”, a t’elle souligné.
En effet, ce projet s’inscrit directement dans le Programme d’Action 2024-2028 du gouvernement, particulièrement dans son pilier 6, visant à garantir une gestion durable et responsable des écosystèmes face aux enjeux du changement climatique. Cette initiative pourrait aussi contribuer à réduire la pollution par le plastique tout en améliorant la qualité des infrastructures routières du pays.
Ce projet d’asphalte à base de déchets plastiques est une véritable avancée pour la RDC, qui s’engage dans une démarche de durabilité tout en répondant aux défis environnementaux majeurs. Il représente aussi un modèle d’innovation qui pourrait être étendu à d’autres pays confrontés à des problèmes similaires.
Rédaction
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