Les 44 millions d’euros sont au centre des accusations visant Blandine Kawanda. Mais pour sa défense, réduire cette somme à un simple montant susceptible d’avoir été détourné revient à passer à côté de la réalité du projet.
C’est précisément ce que Maître Molima a voulu clarifier lors de sa conférence de presse. L’avocat revient sur l’origine du projet, son financement, le choix du constructeur et les différentes composantes du contrat.
Premier élément avancé par la défense; la nouvelle drague n’est pas un projet né sous Blandine Kawanda. Le dossier remonte à 2019, avec un accord entre le Gouvernement, la CVM et le syndicat. En 2020, l’État avait également annoncé son intention de doter la société d’une drague neuve.
Le projet a ensuite poursuivi son parcours institutionnel. Il a été inscrit dans les prévisions d’investissement de la CVM pour 2024 et 2025, avant son examen par les organes de la société et les instances compétentes.
Vient ensuite la question du constructeur. Plusieurs fournisseurs ont été consultés. La défense cite notamment Damen Shipyards, des constructeurs chinois et un constructeur russe, avant le choix de Royal IHC, aux Pays-Bas.
Mais c’est surtout sur les 44 millions d’euros que Maître Molima veut lever l’ambiguïté. Selon lui, il ne s’agit pas d’une somme disponible que Blandine Kawanda aurait prise ou tenté de détourner. Il explique que le financement repose sur une lettre de crédit documentaire et affirme qu’aucun paiement en espèces n’a été effectué.
Le montant du contrat ne concerne par ailleurs pas uniquement la construction de la drague, selon les éléments communiqués par la défense. Il comprend également la formation des techniciens, l’assistance technique et la présence d’ingénieurs sur le chantier.
Pour Maître Molima, ces éléments changent donc la lecture du dossier. Il conteste toute appropriation personnelle des fonds par Blandine Kawanda et rejette les accusations formulées contre sa cliente.
Cecile Lowa
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