La marche annoncée par la coalition Article 64 (C64) n’aura pas lieu comme prévu ce mardi 15 septembre à Kisangani. Le gouverneur de la Tshopo, Paulin Lendongolia, a décidé d’interdire cette mobilisation de l’opposition, prévue pour aboutir devant l’Assemblée provinciale, alors que la province fait face à une épidémie d’Ebola.
Dans une communication rendue publique dimanche 13 septembre par son porte-parole, le gouvernement provincial présente la situation sanitaire comme le principal motif de cette interdiction. Les autorités redoutent que la concentration de manifestants et les contacts rapprochés pendant la marche ne créent davantage de possibilités de transmission du virus.
La mesure s’inscrit dans un contexte où les grands rassemblements sont déjà interdits dans la Tshopo depuis le 27 juin 2026. Le gouverneur prévient que les personnes qui organiseraient, participeraient ou apporteraient leur concours à la manifestation malgré cette décision s’exposeraient à des sanctions.
La C64 maintient pourtant son appel à la mobilisation autour de la défense de la Constitution. Dans l’opposition, cette interdiction est perçue comme une restriction qui ne serait pas appliquée de la même manière aux activités politiques ou publiques soutenues par les autorités.
Nondo Musingilwa, cadre d’Ensemble pour la République et coordonnateur du mouvement Katumbiste Non Silencieux, rappelle notamment qu’un rassemblement avait été organisé le 30 juin à la Poste de Kisangani par les autorités provinciales à l’occasion d’un culte œcuménique. Le gouverneur Paulin Lendongolia y avait notamment pris la parole sur la question du changement de la Constitution.
La contestation porte donc désormais autant sur l’interdiction de la marche du 15 septembre que sur l’application des restrictions sanitaires aux rassemblements publics. Pendant ce temps, une autre marche consacrée au soutien au dialogue national est annoncée à Kisangani pour le 19 septembre.
Charite-Dadie Zamba
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