La Police nationale congolaise (PNC) a déployé un important dispositif de sécurité, vendredi 12 juin, autour du Palais du Peuple à Kinshasa. Cette mesure intervient avant le sit-in annoncé par la coalition de l’opposition C64 contre la proposition de loi sur l’organisation du référendum en République démocratique du Congo.
Plus de 200 policiers ont été positionnés aux abords du siège du Parlement. Les forces de l’ordre ont également installé plusieurs barrières sur les principales voies d’accès au Palais du Peuple afin de contrôler les mouvements dans le secteur. Les taxis-motos ne sont notamment pas autorisés à emprunter les routes menant à l’entrée principale du bâtiment.
Sur l’esplanade du Palais du Peuple, choisie par les organisateurs pour accueillir leur manifestation, des dizaines d’agents de la police ont pris position. Ils sont appuyés par des jeeps, des véhicules antiémeutes ainsi que des camions communément appelés « Kabasele ».
Cette mobilisation sécuritaire intervient alors que la proposition de loi sur le référendum poursuit son examen au Parlement. Le texte fixe les règles devant encadrer l’organisation d’une consultation populaire en RDC. Concrètement, le référendum permet aux citoyens de se prononcer directement sur une question ou un projet considéré comme majeur pour la nation, sans passer par le vote des seuls parlementaires.
À l’origine de la contestation, la plateforme C64 estime que cette initiative législative soulève des préoccupations politiques et constitutionnelles. C’est dans ce contexte que l’opposition a annoncé un sit-in pour exprimer son désaccord avec la démarche en cours.
Portée par le député national Paul-Gaspard Ngondankoy, la proposition de loi a été adoptée le 9 juin par l’Assemblée nationale avant d’être transmise au Sénat pour une seconde lecture.
Lors de la plénière du 10 juin, le président du Sénat, Sama Lukonde, a confirmé la réception du texte. La chambre haute l’a ensuite confié à la Commission politique, administrative et juridique (PAJ) pour un examen approfondi.
Cette commission dispose d’un délai de 72 heures pour présenter ses conclusions aux sénateurs. L’expiration de ce délai est attendue ce samedi, une étape qui pourrait accélérer la suite de la procédure législative autour d’un texte devenu l’un des principaux sujets de débat politique du moment.
Cécile Lowa
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