Le capitaine Anthony Mualushayi, connu pour ses prises de parole sur le dossier Mobondo, a reçu une convocation de sa hiérarchie militaire pour Kinshasa.
Cette décision intervient quelques jours après une intervention médiatique largement commentée.
Des déclarations qui ont marqué l’opinion
Lors de sa sortie publique, l’officier a décrit une situation sécuritaire préoccupante à Kwamouth.
Notamment, il a évoqué l’existence d’un réseau structuré, ainsi que l’implication présumée de responsables politiques et l’occupation durable de plusieurs localités.
Par ailleurs, il a affirmé que les FARDC considèrent désormais les Mobondo comme une rébellion organisée.
Une réaction immédiate des communautés locales
Dans le plateau de Bateke, l’annonce de la convocation a provoqué inquiétude et incompréhension.
Selon eux, plusieurs leaders communautaires estiment que cette décision fragilise le combat contre les violences armées.
À Kwamouth, le chef coutumier Stany Libie a pris la parole publiquement.
« Celui qui dénonce ne doit pas être inquiété »
« Nous refusons toute tentative d’intimidation contre le capitaine Mualushayi. Il a parlé pour la paix », a déclaré Stany Libie.
En outre, il a réaffirmé son soutien à l’action des Forces armées.
« Les FARDC font des efforts réels pour mettre fin à cette crise. Elles méritent un soutien total », a-t-il insisté.
Un appel direct aux autorités
Le chef coutumier appelle à une clarification des responsabilités.
« Ceux qui soutiennent cette milice doivent répondre de leurs actes, pas celui qui alerte », a-t-il ajouté.
Enfin, il a interpellé les institutions sur la nécessité d’un traitement équitable des acteurs impliqués.
L’armée maintient sa ligne opérationnelle
De leur côté, les FARDC réaffirment leur engagement à restaurer la sécurité dans la zone.
Ainsi, elles assurent que les opérations se poursuivent et que la lutte contre les groupes armés reste une priorité nationale.
À ce stade, aucune communication officielle détaillée n’explique encore la convocation du porte-parole.
Cecile Lowa
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