Une guerre des chiffres inédite entre deux institutions publiques!
C’est la guerre des chiffres entre la Direction générale des impôts (DGI) et la Banque centrale du Congo (BCC). La note de conjoncture économique publiée le 2 mai 2025 par la BCC a révélé des chiffres qui contredisent frontalement ceux communiqués par la DGI pour le mois d’avril.
Des chiffres incompréhensiblement éloignés
Dans son rapport, la BCC affirme que la DGI n’a mobilisé que 1,396 milliard de francs congolais en avril. Un montant bien inférieur à celui que revendique la DGI, soit 3,270 milliards CDF, représentant 97 % de son objectif mensuel fixé à 3,5 milliards CDF. Cette déclaration de la DGI a été diffusée le même jour, le 2 mai, par l’Agence congolaise de presse (ACP).
Une comparaison rapide entre les deux rapports fait apparaître un écart de près de 2 milliards de francs congolais. Difficile à ignorer.
Une performance saluée par le ministre des Finances
La DGI insiste sur sa régularité. Elle rappelle qu’en avril 2024, elle avait déjà été félicitée par le ministre des Finances, Doudou Fwamba, pour avoir collecté 3,182,4 milliards CDF, alors que ses assignations n’étaient que de 2,709,6 milliards CDF. Elle se dit fière de cette continuité dans la mobilisation des recettes fiscales, qu’elle décrit comme une « démonstration de force » et une performance sans relâche.
La BCC accuse pourtant une sous-performance

De son côté, la BCC affirme que les régies financières ont mobilisé en deçà des prévisions du plan de trésorerie. Or, rien que les 3,270 milliards CDF revendiqués par la DGI suffisent à dépasser le total général des recettes du mois, qui, selon la BCC, s’élèverait à 3,039 milliards de CDF.
Une question brûlante : qui dit vrai ?
Qui dit la vérité ?
La DGI a-t-elle embelli ses chiffres pour enjoliver sa performance face à l’opinion ?
Ou est-ce la BCC qui chercherait à diminuer artificiellement les montants réellement collectés ?
La question reste entière.
La rédaction du MFUMU NKETO Magazine s’interroge et appelle les autorités compétentes, en particulier le ministre de tutelle Doudou Fwamba et l’Inspection générale des finances (IGF), à faire la lumière sur cette divergence préoccupante.
Serge MANYA
Le Dissident
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