Le Gouvernement congolais met en place une carte nationale des endroits où l’eau pourrait être utilisée pour produire de l’électricité. Cette opération, appelée cartographie des sites hydroélectriques, consiste à identifier et à localiser précisément les endroits du pays présentant un potentiel pour accueillir de futurs ouvrages hydroélectriques, comme des centrales ou des barrages.
Cette cartographie est encadrée par l’arrêté ministériel n° CAB-M/RHE/ASM/257/2026 du 16 septembre 2026, signé par le ministre des Ressources hydrauliques et de l’Électricité, Molendo Sakombi. Le texte prévoit notamment la mise en place du portail « HYDRO RDC », destiné à rassembler les informations techniques disponibles sur les sites identifiés.

La finalité est de permettre à l’État, aux investisseurs et aux développeurs de projets de savoir plus précisément où se trouvent les sites, quelles informations sont disponibles sur leur potentiel et quelles zones peuvent être étudiées pour de futurs projets électriques.

En clair, il ne s’agit pas encore de construire 3 349 centrales électriques. La cartographie sert d’abord à repérer les endroits qui peuvent présenter un intérêt pour la production hydroélectrique. Selon les données présentées lors du lancement, 3 349 sites ont été recensés, pour un potentiel estimé à 167 200 MW. Ces chiffres correspondent à un potentiel identifié et ne signifient donc pas que cette puissance est déjà disponible sur le réseau national.
Le dispositif prévoit également que les futures concessions et licences dans le secteur hydroélectrique devront s’appuyer sur la cartographie officielle disponible et actualisée. Une concession ou une licence correspond, en termes simples, à l’autorisation donnée pour développer ou exploiter un projet dans le secteur de l’électricité. Les informations seront regroupées dans une base de données géographique permettant de localiser les sites et leurs caractéristiques.
Pour la population, l’enjeu est surtout de comprendre que cette démarche intervient en amont des futurs projets d’électricité. Le Gouvernement cherche ainsi à disposer d’une connaissance plus précise des ressources hydroélectriques du territoire afin d’orienter les études, les investisseurs et la planification du secteur. La cartographie porte sur les sites potentiels de production hydroélectrique, elle ne constitue pas, à elle seule, une carte des lignes à haute tension ni des personnes vivant sous ces lignes.
Le portail HYDRO RDC doit ainsi servir de point d’accès à ces données techniques et géographiques. Cette nouvelle organisation doit également permettre de rapprocher les projets hydroélectriques de la planification nationale de l’électricité et des programmes d’électrification rurale et périurbaine. Les études techniques de chaque site resteront nécessaires avant toute réalisation concrète.
Cécile Lowa
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