Devant la Haute Cour militaire, la défense du général d’armée Christian Tshiwewe a contesté mardi la valeur des éléments présentés contre son client. Me Parfait Kanyanga s’est particulièrement attardé sur les armes et munitions découvertes lors d’une perquisition à la résidence de l’ancien chef d’état-major général des FARDC, à Gombe.
D’abord, l’avocat relève qu’aucune arme n’a été présentée à l’audience. Il souligne également l’absence, dans le dossier, de procès-verbal de saisie signé par le prévenu ainsi que de scellés permettant d’identifier et de conserver les objets saisis. Selon lui, ces éléments ne permettent pas d’établir régulièrement la détention d’armes et de munitions reprochée au général Tshiwewe.
Ensuite, Me Kanyanga a mis en cause la procédure d’enquête. Il a notamment contesté la qualité des enquêteurs du Conseil national de cyberdéfense (CNC) ayant participé aux investigations. La défense estime ainsi que plusieurs irrégularités affectent les éléments sur lesquels repose une partie des accusations.
Par ailleurs, l’avocat a demandé à la Haute Cour militaire de mettre fin à la détention de son client. Il soutient que celui-ci est resté pendant plusieurs mois à la disposition de l’officier de police judiciaire, alors que la garde à vue est soumise à des délais légaux. Pour la défense, cette situation justifie la mainlevée de la détention.
Enfin, Me Kanyanga sollicite une mise en liberté provisoire ou une liberté contrôlée. Il propose notamment que le général Tshiwewe puisse rester sous surveillance à sa résidence, compte tenu de son statut d’ancien chef d’état-major général et des responsabilités qu’il a exercées au sein des FARDC. Il estime que son parcours ne permet pas de retenir un risque de fuite.
Le général Christian Tshiwewe comparaît avec plusieurs autres militaires pour des faits de complot, trahison, apologie du terrorisme, propagation de faux bruits, violation des consignes et désertion à l’étranger.
Cécile Lowa
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