Le projet ferroviaire Dilolo-Sakania ne doit pas se limiter à faciliter l’acheminement des minerais vers le corridor de Lobito. Pour le Président Félix Tshisekedi, son intérêt se mesure surtout à ses effets attendus sur l’économie nationale et sur la vie des populations congolaises.
« L’essentiel, ce sont les emplois qui devront être créés pour les Congolaises et les Congolais », a déclaré le Chef de l’État lors de son point de presse à l’issue de la signature du contrat de concession. Il a également placé la formation de la jeunesse, le développement des compétences nationales, l’implication des entreprises locales et le transfert de technologies parmi les principales retombées attendues du chantier.
Au-delà de la phase des travaux, Félix Tshisekedi envisage ce corridor comme un outil de transformation économique. Le rail doit notamment contribuer à réduire les coûts de transport, améliorer la sécurité des déplacements et ouvrir de nouvelles opportunités aux agriculteurs, industriels, commerçants et entrepreneurs congolais.
Le président de la République a ainsi défendu une vision dépassant la simple évacuation des ressources minières. « Nous voulons bâtir un corridor de production, de transformation et de création de valeur », a-t-il affirmé, en évoquant également le transport des produits agricoles, des intrants industriels, des hydrocarbures, des conteneurs, des biens de consommation et des voyageurs.
L’ambition affichée est donc de faire du réseau Dilolo-Sakania un maillon d’une chaîne économique reliant notamment Sakania, Lubumbashi, Kolwezi, Dilolo, Luau et le port de Lobito. Les deux États entendent désormais travailler à une meilleure coordination ferroviaire, à la facilitation douanière, à la transparence tarifaire et à l’amélioration du passage frontalier entre Dilolo et Luau.
Charite-Dadie Zamba
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