À l’issue de plusieurs consultations menées auprès de dirigeants de la sous-région dans le cadre de la recherche d’une issue à la crise sécuritaire et politique que traverse la République démocratique du Congo, les principales confessions religieuses ont obtenu du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, son accord pour l’organisation d’un dialogue national inclusif. L’annonce a été faite vendredi 17 juillet à l’issue d’une audience accordée à leurs représentants à la Cité de l’Union africaine, à Kinshasa.
Selon la Présidence, ce dialogue se veut « inclusif, apaisé et résolument républicain ». Il aura pour objectif de renforcer la cohésion nationale dans le respect des institutions de la République et de la Constitution. Cette décision intervient après plusieurs démarches entreprises par les responsables religieux, qui ont multiplié les rencontres avec des acteurs politiques et des dirigeants de la région afin de favoriser une sortie de crise par des voies pacifiques.
Au nom de la délégation, le cardinal Fridolin Ambongo a salué cette décision du Chef de l’État. « Nous nous réjouissons de cette annonce et exprimons notre gratitude au Président de la République », a-t-il déclaré, estimant qu’elle traduit une volonté de consolider la paix, la cohésion nationale et l’unité du pays. Il a également indiqué que les confessions religieuses avaient accepté la mission d’accompagner ce processus de dialogue.
La délégation réunissait notamment Mgr André Bokundoa de l’Église du Christ au Congo (ECC), l’archevêque Ejiba Yamapia de l’Église de Réveil du Congo (ERC), le cheikh Abdallah Mangala de la Communauté musulmane, Mgr Donatien Nshole ainsi que le pasteur Éric Senga. Les modalités pratiques, le calendrier et les participants à ce dialogue devraient être précisés dans les prochains jours, selon les responsables religieux.
Charite-Dadie Zamba
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