samedi, octobre 3, 2026

Dialogue national en RDC : Constitution, cadre et participants… Patrick Muyaya lève les zones d’ombre sur le processus annoncé par Félix Tshisekedi

Quelques heures après l’annonce par le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, de l’organisation d’un dialogue national inclusif, le Gouvernement a apporté des précisions sur plusieurs interrogations soulevées dans l’opinion. Lors du briefing de presse tenu vendredi 17 juillet à Kinshasa, le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya, a répondu aux questions portant notamment sur un éventuel lien entre ce dialogue et une révision de la Constitution, ainsi que sur le cadre et les participants à ces concertations.

D’emblée, le porte-parole du Gouvernement a écarté l’idée selon laquelle le dialogue annoncé serait lié à une révision de la Constitution. Selon lui, cette question n’a jamais été examinée au sein du Gouvernement. « Au Gouvernement, on n’a jamais parlé de la question de la Constitution. Ça n’a jamais été dans l’ordre du jour du Conseil des ministres. Mais c’est un débat pertinent, évidemment, au regard des impératifs que nous avons. Nous avons plein de choses qui doivent être réajustées vingt ans après la publication de cette Constitution », a déclaré Patrick Muyaya.

Par ailleurs, le ministre est revenu sur le cadre dans lequel se déroulera ce dialogue. Il a indiqué que cette initiative procède de la volonté du Président de la République et que les modalités de son organisation seront examinées avec les chefs des confessions religieuses.

« Nous savons que le dialogue doit se tenir normalement en République démocratique du Congo. C’est la volonté du Président de la République. Je crois que dans le cadre du travail qui sera fait avec notamment les chefs des confessions religieuses, on verra comment certains cas pourront éventuellement trouver des réponses. L’enjeu, c’est comment les Congolais de partout au monde arrivent à se mobiliser pour que d’une seule voix. Le cardinal a parlé d’unité, de communion entre fils et filles d’un même pays », a-t-il expliqué.

Le porte-parole du Gouvernement a également précisé la position de l’Exécutif sur les personnes appelées à participer à ces concertations. « Le Président de la République l’a dit et redit que le dialogue doit se tenir entre Congolais. Mais les Congolais qui sont en mesure de dénoncer l’agression. Dans ce que nous avons observé jusqu’à présent, il y a des Congolais qui sont complices de l’agression », a affirmé Patrick Muyaya.

Ces précisions interviennent après l’annonce faite par le Président Félix-Antoine Tshisekedi à l’issue de son audience avec les représentants des principales confessions religieuses, au cours de laquelle le Chef de l’État a annoncé l’organisation d’un dialogue national inclusif destiné à renforcer la cohésion nationale dans le respect des institutions de la République.

Cécile Lowa

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