D’abord, la scène frappe par son ton. Calme, posé, presque solennel.
Ensuite, face à ses interlocuteurs, Parole Kamizelo, alias Maîtrisable, choisit les mots du pardon.
Ainsi, lors de son audition enregistrée au Conseil national de cyberdéfense (CNC), l’opposant reconnaît la gravité de ses propos.
Puis, il implore la clémence, évoquant la figure paternelle du Chef de l’État.
« Je vous demande pardon. Vous êtes un père. Le Chef de l’État est un père », déclare-t-il.
Dès lors, il insiste sur le dialogue, la discussion et l’héritage des aïeux comme socle de construction nationale.

Par ailleurs, Kamizelo admet l’existence d’éléments positifs dans la gouvernance actuelle.
Ensuite, il affirme accepter les conseils, même au prix d’un départ forcé du pays.
Enfin, il conclut son propos sur une promesse.
Ainsi, où qu’il se trouve, il assure qu’il reviendra toujours dire ce qu’il constatera, dans un esprit de dialogue et de pardon.
Trois semaines de détention au Conseil national de cyberdéfense
Cependant, derrière cette demande publique de pardon, les faits restent lourds.
En effet, Kamizelo a passé trois semaines en détention au sein du CNC.
Selon les informations disponibles, les autorités lui reprochent des propos jugés diffamatoires à l’égard du Président de la République.
De plus, ses prises de position politiques, notamment ses soutiens assumés, ont alimenté la controverse.
Toutefois, durant toute cette période, sa localisation officielle restait inconnue du public.
Ainsi, cette situation a suscité de nombreuses interrogations dans l’opinion.
Transfert au parquet de Kinshasa-Gombe
Dans la nuit du 26 décembre, un tournant intervient.
En effet, Kamizelo est transféré au parquet près le tribunal de grande instance de Kinshasa-Gombe.
Son avocat conseil confirme l’information.
Ainsi, il parle d’une satisfaction, liée à la localisation effective de son client.
« Nous avons sollicité qu’on les localise. Maintenant, c’est fait », explique-t-il.

Ensuite, il précise que le dossier se trouve désormais entre les mains d’un magistrat.
Cependant, l’instruction judiciaire n’a pas encore repris.
Pour l’instant, Kamizelo reste au cachot, dans l’attente des prochaines étapes.
Un avocat optimiste, au nom du droit
Par ailleurs, la défense affiche un certain optimisme.
Selon l’avocat, cette évolution ne constitue pas une faveur, mais un droit fondamental.
« C’est le droit de quelqu’un qui a été enlevé et présenté devant ses juges naturels », insiste-t-il.
Ainsi, il rappelle le cadre légal de la procédure.
De plus, il affirme que son client ne se reproche rien.
À ce titre, il évoque un échange récent avec l’épouse de Kamizelo.
Selon elle, son moral reste bon.
Dès lors, pour la défense, cet état d’esprit traduit une conviction d’innocence.
Une affaire désormais entre les mains de la justice
Enfin, l’avocat appelle à la prudence.
Il refuse de préjuger de l’issue de l’instruction judiciaire.
Toutefois, il se montre confiant.
Ainsi, il estime que Kamizelo reste innocent et qu’il sera libéré.
Pour l’instant, une chose demeure certaine.
Entre demande publique de pardon, détention au CNC et transfert au parquet, l’affaire Kamizelo ouvre un débat sensible sur la liberté d’expression, la responsabilité politique et le rôle de la justice en RDC.
Charité-Dadie Zamba
Gombe : Paul Ramazani emmené lundi soir par des hommes armés en civil, selon ses proches
RDC : Emmanuel Ramazani Shadary interpellé à son domicile par le Conseil national de cyberdéfense
