Emmanuel Ramazani Shadary, secrétaire permanent du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD), formation politique de l’ancien président Joseph Kabila, a été interpellé à son domicile par des éléments du Conseil national de cyberdéfense (CNC).
L’opération s’est déroulée aux environs de 3 heures du matin. Elle suscite des réactions au sein de la classe politique, notamment de la part d’Aubin Minaku, ancien président de l’Assemblée nationale, qui évoque des conditions d’arrestation « qui suscitent une vive inquiétude ».
Dans une déclaration rendue publique, Aubin Minaku dénonce des méthodes qui, selon lui, « fragilisent davantage la cohésion nationale ». Il exige des « clarifications immédiates et le respect strict des droits fondamentaux », tout en estimant que « la relaxe de Ramazani Shadary s’impose ».
Un proche de l’ancien candidat à la présidentielle de 2018 a livré des détails sur le déroulement de l’opération. « Vers 4 heures du matin, des hommes armés, habillés en uniforme de la Garde républicaine et d’autres en vêtements civils, sont arrivés à bord de six jeeps et d’un minibus », a-t-il expliqué.
Selon ce témoignage, les intervenants « ont brisé la porte vitrée principale du salon avant de se rendre dans la chambre d’Emmanuel Shadary ». Ils lui auraient alors demandé de les suivre, tout en rassurant son épouse qu’ils exécutaient un ordre et qu’ils n’avaient « aucune intention de lui faire du mal ».
Toujours selon la même source, Emmanuel Ramazani Shadary « a pris ses médicaments avant de monter dans l’un des véhicules » qui l’ont conduit vers une destination non précisée.
À ce stade, aucune communication officielle du Conseil national de cyberdéfense n’a précisé les motifs de cette interpellation ni le lieu exact de sa détention
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