samedi, octobre 3, 2026

Liberté de la presse : Tshisekedi appelle à un journalisme responsable face à la guerre et à la désinformation

Le président Félix Tshisekedi a présidé, ce lundi 5 mai, la cérémonie marquant la 32e Journée mondiale de la liberté de la presse, organisée à Kinshasa dans l’amphithéâtre du Fleuve Congo Hôtel.

Le thème national retenu cette année : « Le journaliste congolais face au défi de l’Intelligence artificielle (IA) : information et désinformation en ce temps de guerre d’agression rwandaise ».

Presse libre, mais responsable

Dans un discours centré sur la situation sécuritaire à l’Est de la RDC, le Chef de l’État a rappelé le rôle crucial des médias en période de conflit.

« En ces temps de guerre, la liberté de la presse ne peut être dissociée d’un devoir de responsabilité patriotique », a-t-il déclaré.

Pour lui, la presse doit servir la vérité et défendre la nation, sans tomber dans la propagande ni la manipulation. « Il n’y a pas de République forte sans journalistes debout », a-t-il insisté, tout en appelant à une presse éthique, rigoureuse et loyale envers le peuple.

Contre la désinformation, le journalisme d’engagement

Face aux campagnes d’intoxication, notamment sur les réseaux sociaux, Tshisekedi a exhorté les journalistes à se poser en remparts contre les fausses informations :

« Vous êtes les gardiens de la démocratie, les sentinelles de la vérité », leur a-t-il lancé.

Il a aussi réaffirmé son engagement envers le pays :

« Jamais je ne braderai les richesses de la République. J’en ai fait le serment devant la Nation. »

Un climat plus apaisé pour les médias ?

Le président du CSAC, Christian Bosembe, a salué l’environnement médiatique sous l’ère Tshisekedi. Selon lui, aucun journaliste n’a été tué, arrêté ou torturé pour ses opinions depuis le début du mandat. Il note aussi l’absence de fermetures ou de destructions de rédactions, contrairement aux pratiques du passé.

L’Est du pays, une zone à part

Le ministre de la Communication, Patrick Muyaya, a dénoncé la situation dans les provinces sous occupation. Il évoque des atteintes graves à la liberté de la presse : intimidations, arrestations, médias muselés ou fermés.

Un rappel de l’ONU

Instituée en 1993 par les Nations Unies, la Journée mondiale de la liberté de la presse vise à sensibiliser sur ce droit fondamental, et à rappeler aux gouvernements leur devoir de le respecter.

Charité-Dadie Zamba

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