À Kananga, une portion de la voie ferrée de la SNCC, située au niveau du marché Nsele dans la commune de Ndesha, est envahie par des déchets jetés par des commerçants. Cette situation compromet la sécurité ferroviaire et freine les travaux de réhabilitation sur l’axe Kananga–Ilebo.
Chaque jour, ces commerçants déversent leurs déchets directement sur les rails, obstruant le passage et compromettant la sécurité des trains. La situation inquiète, d’autant plus que cette portion se situe sur l’axe ferroviaire Kananga–Ilebo, actuellement en cours de réhabilitation par la SNCC.
Présent depuis plus de 30 ans, le marché Nsele fonctionne de manière informelle et échappe au contrôle des autorités. Malgré les plaintes des riverains et les alertes relayées dans la presse, aucune solution durable n’a été mise en œuvre.

Interrogée à plusieurs reprises, l’administratrice du marché évite systématiquement les questions des journalistes. Son silence soulève des interrogations dans une affaire où les responsabilités semblent partagées.
Sur le terrain, les forces de l’ordre tentent d’intervenir. Un agent de la Police Nationale Congolaise (PNC), affecté à la zone, affirme que les commerçants utilisent des stratégies pour contourner les interdictions.
« Ils s’installent chaque jour. Nous les chassons, mais ils reviennent en soirée pour vendre. C’est un cycle sans fin », a-t-il expliqué.
Cette situation ne nuit pas seulement aux activités de la SNCC, mais expose aussi les usagers du chemin de fer à des risques d’accident. La présence continue des déchets empêche l’entretien efficace des voies et retarde les travaux de réhabilitation.
À ce jour, aucune action concrète n’a été engagée pour désengorger cette portion critique de la voie ferrée. Le marché continue de fonctionner comme si de rien n’était, au détriment de l’intérêt public.
Par Thomas Mukonga Tshilumba, depuis Kananga
