La Commission nationale des droits de l’homme (CNDH) appelle à l’ouverture d’une enquête judiciaire après les violences subies par un enfant accusé de sorcellerie dans le territoire de Luiza, au Kasaï-Central. Selon la Commission, l’enfant aurait été frappé et ligoté par son père avant d’être abandonné dans une brousse, où il a été retrouvé dans un état critique par un chasseur.
Pris en charge dans une structure de santé après son sauvetage, l’enfant est actuellement hospitalisé à l’hôpital provincial de Kananga. La CNDH rapporte que les faits seraient intervenus après une accusation de sorcellerie portée contre lui par un prophète. L’enfant vivait alors avec son père et sa marâtre.
Le père aurait réagi à cette accusation en violentant son fils avant de l’attacher et de l’abandonner. Il est depuis en fuite. Le pasteur mis en cause ainsi que la marâtre avaient, eux, été interpellés, mais la CNDH affirme qu’ils ont ensuite été libérés par un magistrat de Luiza.
Face à cette situation, la Commission demande que le père, le pasteur et la marâtre soient recherchés et arrêtés afin que les responsabilités soient établies par la justice. Elle réclame également des sanctions disciplinaires contre le magistrat concerné, qu’elle met en cause pour sa décision de libérer les personnes interpellées.
La CNDH invite enfin les responsables religieux à renforcer leur rôle de prévention et de protection au sein des familles. Elle les appelle notamment à contribuer à mettre fin aux violences commises contre les enfants à la suite d’accusations de sorcellerie.
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