À la tribune de la 81ᵉ session de l’Assemblée générale des Nations unies, la Première ministre Judith Suminwa Tuluka a appelé à une réforme de la composition du Conseil de sécurité afin de mieux représenter le continent africain. La RDC, qui siège comme membre non permanent de l’organe pour la période 2026-2027, réaffirme ainsi son adhésion à la position commune africaine défendue dans le Consensus d’Ezulwini et la Déclaration de Syrte.
Pour la Cheffe du Gouvernement congolais, l’absence de l’Afrique parmi les membres permanents du Conseil de sécurité demeure une « anomalie historique », alors même que le continent occupe une place croissante sur les plans démographique, diplomatique et géopolitique. Elle estime que l’entrée de l’Union africaine au G20 constitue une avancée, mais ne règle pas la question de la représentation africaine au sein de l’organe chargé du maintien de la paix et de la sécurité internationales.
Au nom de la RDC, Judith Suminwa a ainsi réaffirmé la revendication africaine de deux sièges permanents, assortis de toutes les prérogatives attachées à ce statut, notamment le droit de veto aussi longtemps qu’il subsistera. Kinshasa soutient également l’attribution de deux sièges non permanents supplémentaires au continent. Cette réforme doit, selon la Première ministre, permettre de rendre le Conseil de sécurité « plus représentatif, plus légitime et en définitive plus efficace ».
Cette demande de représentation s’accompagne, dans le discours de la RDC, d’une volonté de participer davantage aux décisions qui façonnent la gouvernance mondiale. Judith Suminwa a indiqué que Kinshasa entendait notamment prendre part au processus devant conduire au choix du prochain secrétaire général des Nations unies, dont le futur mandat devra, selon elle, accompagner la transformation de l’Organisation et répondre aux mutations du système international.
Charite-Dadie Zamba
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