Lors de cette même cérémonie, Félix Tshisekedi a appelé à une nouvelle lecture des enjeux de sécurité, estimant que les menaces contemporaines dépassent désormais le cadre militaire classique.
« La sécurité ne se joue plus seulement sur les champs de bataille. Elle se joue désormais dans le cyberespace, dans la maîtrise des données, dans les réseaux d’information, dans les chaînes d’approvisionnement et dans la protection des infrastructures critiques », a déclaré le président de la République.
Le chef de l’État cite notamment la désinformation, les drones, l’intelligence artificielle, le terrorisme, le dérèglement climatique et la compétition autour des minerais stratégiques. Selon lui, ces mutations bouleversent désormais les rapports de puissance.
« Aujourd’hui, un port, un corridor logistique, une mine, une banque de données ou un réseau de télécommunications peuvent constituer des enjeux de souveraineté aussi déterminants qu’une frontière terrestre », a-t-il souligné.
Face à cette transformation, Félix Tshisekedi plaide pour une doctrine de défense globale, associant les forces armées, la diplomatie, le renseignement, l’économie, la recherche scientifique, la justice et la communication stratégique. Selon lui, le CHESD doit être le lieu où ces différentes expertises se rencontrent pour anticiper les menaces et éclairer la décision publique.
Charite-Dadie Zamba
Lire aussi :
