L’épidémie de la maladie à virus Ebola poursuit sa progression dans l’est de la République démocratique du Congo, où cinq provinces restent confrontées à la flambée. Selon les dernières données consolidées de la riposte, 3 605 cas confirmés ont été enregistrés, faisant de cette épidémie la plus importante jamais recensée dans le pays en nombre de cas, devant celle de 2018-2020.
La maladie touche actuellement les provinces du Haut-Uélé, de l’Ituri, du Nord-Kivu, du Sud-Kivu et de la Tshopo. Au total, 49 zones de santé sont officiellement affectées, tandis qu’une cinquième zone de santé signalée dans la Tshopo attend encore son intégration dans les statistiques harmonisées.
Les chiffres communiqués par les autorités sanitaires font état de 748 patients actuellement hospitalisés ou placés en isolement. Par ailleurs, 651 personnes ont été déclarées guéries, alors que 1 587 décès ont été recensés depuis le début de cette flambée. Le taux de létalité s’établit à 44 %, tandis que le suivi des personnes contacts atteint 75,3 %.
L’Ituri demeure la province la plus touchée avec 28 zones de santé concernées. Elle est suivie du Nord-Kivu, qui compte 11 zones affectées, du Haut-Uélé avec 5 zones, de la Tshopo, où plusieurs foyers restent sous surveillance, et du Sud-Kivu, où seule la zone de santé de Miti-Murhesa fait encore l’objet d’un suivi résiduel après plus de deux mois sans nouveau cas confirmé.
Face à cette situation, les équipes de riposte poursuivent les opérations de surveillance épidémiologique, d’investigation et de prise en charge des cas. Les autorités renforcent également les dispositifs de détection précoce afin de limiter la propagation du virus dans les zones à risque.
En parallèle, les activités de communication des risques se poursuivent dans les provinces affectées. Les équipes organisent notamment des visites à domicile, des séances de sensibilisation communautaire, des dialogues avec les leaders locaux ainsi que des émissions radiophoniques pour encourager l’adoption des mesures de prévention et réduire la stigmatisation des personnes guéries.
Les autorités sanitaires maintiennent également un contrôle renforcé aux points d’entrée et de sortie des zones touchées. Elles précisent toutefois que les statistiques restent susceptibles d’être ajustées au fur et à mesure des opérations de vérification, de reclassification et d’harmonisation des données enregistrées dans le système national de surveillance.
Selon les données officielles, cette flambée dépasse désormais, en nombre de cas confirmés, la dixième épidémie d’Ebola déclarée entre 2018 et 2020, qui avait totalisé 3 470 cas. En revanche, le nombre de décès demeure inférieur à celui enregistré lors de cette précédente épidémie, qui avait fait 2 287 victimes.
Cécile Lowa
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