Les premiers résultats de l’audit des effectifs de la Police nationale congolaise (PNC) mettent en évidence d’importantes irrégularités susceptibles de peser lourdement sur les finances publiques. Présenté au Conseil des ministres par le vice-Premier ministre, ministre de l’Intérieur, ce rapport préliminaire estime que l’absence d’assainissement des effectifs pourrait entraîner des pertes potentielles pouvant atteindre 233 millions de dollars américains par an.
Selon le compte rendu du Conseil des ministres, l’audit a porté sur 157 886 dossiers recensés dans la base de données de la Police nationale congolaise. À l’issue de cette première évaluation, 63 817 dossiers ont été classés comme prioritaires en raison de la nécessité d’un contrôle physique. Il s’agit notamment d’agents en position non active ou de dossiers présumés fictifs ou irréguliers, dont la situation doit être vérifiée.
Les projections présentées par le ministère de l’Intérieur évaluent le manque à gagner potentiel entre 8,32 millions et 19,42 millions de dollars par mois, soit jusqu’à 233 millions de dollars par an, si aucune mesure correctrice n’est mise en œuvre.
Face à ces constats, le Gouvernement a été sollicité afin de finaliser le financement de l’opération de contrôle des effectifs et de délivrance des cartes biométriques aux policiers. D’après le rapport présenté au Conseil des ministres, cette opération est considérée comme un investissement stratégique destiné à améliorer la maîtrise des effectifs et à rationaliser la masse salariale de la Police nationale congolaise.
Cet audit préliminaire s’inscrit dans le processus engagé par les autorités pour renforcer la gouvernance administrative et financière de la Police nationale congolaise, à travers une meilleure fiabilité des données relatives à ses effectifs.
Charite-Dadie Zamba
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