samedi, octobre 3, 2026

Ebola en Ituri : des agents de la riposte suspendent leurs activités pour réclamer le paiement de leurs primes

La riposte contre la maladie à virus Ebola fait face à un premier coup d’arrêt en Ituri. Des prestataires locaux impliqués dans la surveillance, le suivi des contacts, les investigations, la prévention, l’hygiène et la prise en charge des malades ont déclenché, ce lundi 6 juillet, un mouvement de grève pour exiger le paiement de leurs primes.

À Bunia, des manifestants ont brûlé des pneus devant l’Hôpital général de référence de Rwampara, l’un des principaux centres de la riposte. Cette mobilisation a déjà entraîné des perturbations dans plusieurs activités essentielles, notamment les investigations sur le terrain, le suivi des personnes contacts et d’autres interventions destinées à freiner la propagation du virus.

« Nous sommes en première ligne depuis le début de cette épidémie. Nous risquons notre vie chaque jour pour protéger la population, mais nous travaillons sans être payés. Nous ne pouvons plus continuer dans ces conditions. Tant que notre situation ne sera pas régularisée, il sera difficile d’assurer normalement les activités de la riposte », a déclaré un représentant des prestataires grévistes.

Selon plusieurs sources proches du dossier, des discussions ont été engagées depuis dimanche entre les représentants des prestataires et les responsables de la riposte afin de trouver une solution. À ce stade, aucun accord officiel ni calendrier de paiement n’a toutefois été annoncé, poussant les agents à maintenir leur mouvement.

Cette grève intervient alors que plusieurs financements ont récemment été annoncés pour soutenir la lutte contre Ebola en République démocratique du Congo. Sur le terrain, les prestataires affirment cependant n’avoir toujours pas perçu leurs primes et dénoncent plusieurs semaines d’impayés.

L’arrêt de travail survient dans un contexte particulièrement sensible. L’Ituri demeure l’épicentre de la 17ᵉ épidémie d’Ebola enregistrée en RDC. Les spécialistes de santé publique rappellent qu’une interruption des activités de surveillance, de recherche des contacts ou de prise en charge des patients pourrait ralentir la riposte et favoriser la poursuite de la transmission du virus.

Au moment de la publication de ces informations, ni le ministère de la Santé publique, ni la coordination provinciale de la riposte, ni les partenaires techniques n’avaient communiqué officiellement sur l’évolution des négociations avec les prestataires en grève.

Rédaction

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