En visite à l’Assemblée nationale, le député français Aurélien Taché a défendu, vendredi 24 avril 2026, une nouvelle approche de coopération entre la République démocratique du Congo et la France, centrée sur la Francophonie et les liens humains entre les deux nations.
Au nom du Bureau de la chambre basse, le rapporteur Jacques Djoli Eseng’ekeli a ouvert une séance d’information parlementaire consacrée aux perspectives des relations RDC–France.
Organisée par le groupe d’amitié entre les deux pays, la rencontre visait à renforcer les échanges politiques et à repositionner la coopération bilatérale sur des bases plus actives.
Dès son intervention, le parlementaire français a posé le ton. Selon lui, l’heure n’est plus aux relations symboliques, mais à un partenariat concret.
« La grande famille francophone doit être illustrée par l’amitié entre nos deux pays », a-t-il affirmé devant les députés congolais.

La Francophonie comme levier stratégique
Élu du Val-d’Oise et co-rapporteur d’un travail parlementaire sur l’avenir de la Francophonie, Aurélien Taché a insisté sur la responsabilité particulière partagée par la France et la RDC.
Il rappelle que la France demeure le berceau historique de la langue française, tandis que la RDC représente aujourd’hui le premier espace francophone en nombre de locuteurs.
S’appuyant sur son expérience à Cergy, ville marquée par une forte présence congolaise, il décrit une relation « presque familiale » entre les deux peuples.
Selon lui, cette proximité humaine doit désormais se traduire par des actions politiques visibles.
Kinshasa pousse la candidature congolaise au cœur des échanges
Lors de ses rencontres à Kinshasa, Aurélien Taché affirme avoir perçu une attente forte des responsables congolais. Boir la France jouer un rôle plus visible aux côtés de la République démocratique du Congo. Le député français s’engage ainsi à relayer ce message auprès des autorités françaises afin de consolider un partenariat politique plus actif.
Au-delà de la coopération bilatérale, les échanges mettent surtout en avant un enjeu stratégique; la place de la RDC dans l’avenir de la Francophonie.
Dans ce contexte, les autorités congolaises défendent activement la candidature de Juliana Amato Lumumba, présentée comme une figure capable d’incarner le renouveau de l’espace francophone.
Les parlementaires congolais mobilisent leurs partenaires internationaux afin de renforcer le soutien politique autour de cette candidature portée au plus haut niveau par le président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo.
Aurélien Taché souligne, pour sa part, la responsabilité particulière que partagent la France et la RDC dans la vitalité de la langue française. Il propose notamment la création d’une Académie francophone destinée à intensifier la coopération culturelle, éducative et linguistique entre les États membres.
Charite-Dadie Zamba
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