Au lieu d’un hommage officiel dans les salons institutionnels, c’est au cœur de Matonge, dans l’univers artistique de Molokaï, que le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi, a choisi de commémorer les dix ans de la disparition de Papa Wemba. Un déplacement hautement symbolique qui transforme une simple cérémonie mémorielle en message culturel et politique.
En se rendant au siège historique du groupe Viva La Musica, le Chef de l’État a quitté le protocole habituel pour rejoindre l’espace même où s’est construite une partie de l’identité musicale congolaise.
Figure mondiale de la rumba, Jules Shungu Wembadio Pene Kikumba avait bâti bien plus qu’une carrière artistique. Il avait façonné une vision culturelle mêlant musique, élégance et affirmation identitaire africaine.
Dix ans après sa disparition tragique sur la scène du FEMUA à Abidjan, son héritage continue d’unir artistes, sapeurs et mélomanes autour d’une mémoire toujours vivante.
À Molokaï, l’hommage présidentiel a pris des allures de reconnaissance nationale envers la culture populaire congolaise.
Dix ans après sa disparition, Papa Wemba ne se limite plus à une légende artistique. Il devient un symbole d’influence culturelle que l’État lui-même vient désormais consacrer.
Cécile Lowa
