jeudi, mai 14, 2026

RDC : Modeste Bahati Lukwebo présente ses excuses après la polémique sur la Constitution mais une pétition pour sa destitution dépasse 45 signatures

La polémique autour des propos du deuxième vice-président du Sénat, Modeste Bahati Lukwebo, sur la révision de la Constitution continue d’agiter la classe politique en République démocratique du Congo. Alors que le sénateur affirme avoir été mal compris et présente ses excuses pour toute incompréhension, une pétition visant sa destitution du bureau du Sénat a déjà recueilli plus de 45 signatures.

Initiée par le sénateur Dany Kabongo, la démarche pourrait aboutir à un vote lors de la prochaine session parlementaire. Selon les initiateurs, 22 signatures suffisent légalement pour soumettre la motion à l’examen de la chambre haute.

Bahati Lukwebo affirme que ses propos ont été mal interprétés

Au cœur de la controverse figure une déclaration faite par Modeste Bahati Lukwebo lors d’une conférence de presse organisée le 4 mars 2026. Le leader de l’AFDC-A avait alors abordé plusieurs sujets, notamment la dénonciation d’une cabale autour de l’acquisition de la succursale de Bralima à Bukavu, le soutien aux initiatives de paix ainsi que la situation sécuritaire à l’est du pays.

Interrogé par un journaliste sur la question de la modification de la Constitution, le sénateur a donné une réponse qui a suscité diverses interprétations.

Dans un message adressé à ses collègues sénateurs, il a tenu à clarifier sa position.

« Ma réponse a été mal comprise lorsque je disais qu’il faut d’abord changer de mentalités avant de changer la Constitution. Le problème des textes ne se pose pas mais c’est plutôt un problème d’application par les hommes », a-t-il expliqué.

Selon lui, ses propos ne constituaient pas une opposition à une éventuelle révision constitutionnelle.

« Nulle part il n’est sorti de ma bouche que je m’opposais à la modification de la Constitution. J’avais plutôt suggéré qu’on en débatte dans le cadre de l’Union sacrée de la Nation », a-t-il précisé.

Des excuses et une réaffirmation de loyauté au chef de l’État

Face aux réactions suscitées par cette déclaration, le deuxième vice-président du Sénat affirme que certains passages de son intervention ont été sortis de leur contexte.

Dans son message adressé aux sénateurs, il présente ainsi ses excuses pour toute incompréhension.

« Certains se sont accrochés à quelques passages en les sortant de leur contexte. Pour cette incompréhension, je présente mes excuses et réaffirme ma loyauté au chef de l’État », a-t-il déclaré.

Il a également réaffirmé son soutien au président de la République, Félix Tshisekedi, ainsi que son engagement au sein de l’Union sacrée de la Nation.

Une pétition qui continue de gagner du terrain

Malgré ces clarifications, la pétition visant la destitution de Modeste Bahati Lukwebo poursuit son chemin au Sénat.

Son initiateur, le sénateur Dany Kabongo, affirme que le nombre de signatures dépasse déjà largement le seuil requis.

« Nous sommes déjà au-delà de 45 signatures », a-t-il indiqué.

L’élu reconnaît toutefois qu’il lui est difficile de demander aux sénateurs signataires de retirer leur appui à la pétition.

Dans ces conditions, la question pourrait être inscrite à l’ordre du jour de la prochaine session parlementaire, ouvrant la voie à un vote qui décidera du maintien ou non de Modeste Bahati Lukwebo au bureau du Sénat.

Charité-Dadie Zamba

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