Un drame a frappé une famille dans la nuit du 4 au 5 mars à Bukavu, dans l’est de la République démocratique du Congo. Deux enfants âgés de moins de six ans ont perdu la vie après un éboulement de terre qui a enseveli leur habitation au quartier Cikonyi, sur l’avenue Nalunanga, dans la commune de Bagira.
Le drame s’est produit alors que les membres de la famille dormaient. Outre les deux enfants décédés, au moins quatre autres personnes ont été blessées et ont dû être prises en charge après l’effondrement.
Une famille frappée en pleine nuit
Selon la Nouvelle dynamique de la société civile (NDSCI) de Bagira, la catastrophe a laissé la famille sinistrée dans une situation extrêmement difficile.
« Deux enfants âgés de moins de 6 ans ont perdu la vie, quatre personnes sont gravement blessées et la famille victime est sans ressources », a indiqué Shamikolo Kitwembili Bertin, président de la NDSCI à Bagira.
D’après lui, l’éboulement aurait été provoqué par l’effondrement d’un mur de plus de trois mètres mal construit, qui n’aurait pas respecté les normes de sécurité.
Les constructions anarchiques pointées du doigt
Pour les acteurs de la société civile locale, ce drame met une nouvelle fois en lumière les risques liés aux constructions anarchiques dans plusieurs quartiers de Bukavu.
La Nouvelle dynamique de la société civile appelle ainsi les autorités et la population à redoubler de vigilance dans l’occupation des terrains.
L’organisation plaide notamment pour une intensification de la sensibilisation afin d’éviter l’érection d’habitations dans des zones jugées dangereuses ou impropres à la construction.
Un appel à protéger les populations
Face à ce nouveau drame, la société civile rappelle que le respect des normes de construction et l’aménagement sécurisé des quartiers restent essentiels pour protéger les habitants.
Elle insiste également sur la nécessité de prévenir les constructions improvisées, souvent à l’origine d’accidents similaires dans la ville.
Pour les responsables locaux, la sécurité des populations doit rester une priorité, afin d’éviter que d’autres familles, et surtout des enfants, ne soient victimes de catastrophes similaires.
Rédaction
