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Kananga : commerçantes et agricultrices en première ligne pour l’alimentation et contre la malnutrition

Ce mardi 10 février 2026, notre correspondant a parcouru plusieurs avenues et marchés de la ville de Kananga. Ainsi, il a rencontré des commerçantes et des agricultrices. L’objectif consistait à recueillir leurs témoignages sur leur rôle dans la gestion des denrées alimentaires et la lutte contre la malnutrition.

Au petit marché appelé « Immo Kasaï », Angel Beya, vendeuse de bananes et d’avocats, décrit son quotidien.
« Nous, les femmes, nourrissons d’abord nos familles, puis la ville. Nous privilégions des aliments frais, locaux et nutritifs », explique-t-elle.

Une responsabilité quotidienne malgré les contraintes

Dans la pratique, l’approvisionnement alimentaire de Kananga repose largement sur ces femmes. Pourtant, elles affrontent des contraintes logistiques et financières constantes.

« Nous vendons des produits de qualité, mais le transport reste un grand problème. De plus, les marchés sont mal aménagés et compliquent la conservation », déplore Angel Beya.

Les agricultrices misent sur une production saine

Autour de la ville, les agricultrices participent directement à la sécurité alimentaire. Lucie Bijanu cultive légumes et céréales sans produits chimiques.

« Nous voulons offrir aux habitants des produits locaux de qualité », affirme-t-elle.

Elle pratique l’agroécologie, qui valorise la fertilité naturelle des sols. Toutefois, l’accès aux marchés urbains reste difficile pour les petits producteurs.

Solidarité féminine face aux difficultés

Au marché, Odette Betu vend des haricots. Chaque jour, elle part s’approvisionner au marché de gros de Tshinseleka.

« Le transport coûte cher, surtout pendant la pluie. Nous devons nous adapter », confie-t-elle.

Cependant, elle souligne l’entraide entre femmes.
« Nous partageons conseils et astuces pour continuer à proposer des produits de qualité », ajoute-t-elle.

Des actrices clés du développement local

Malgré le manque de financements, ces femmes poursuivent leurs activités. Ainsi, elles contribuent à améliorer l’alimentation des ménages et à réduire la malnutrition à Kananga.

Par conséquent, commerçantes et agricultrices s’imposent comme des actrices essentielles du développement local.

Thomas Mukonga Tshilumba depuis Kananga.

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