samedi, octobre 3, 2026

Administration publique en RDC : sur 69 secrétaires généraux nommés, 11 femmes face à une majorité masculine

La nouvelle mise en place des secrétaires généraux de l’Administration publique ne se limite pas à un simple renouvellement administratif. Elle révèle également la place accordée aux femmes dans la haute fonction publique congolaise.

En effet, l’arrêté ministériel signé le 28 janvier 2026 par Jean-Pierre Lihau Ebua, Vice-Premier ministre en charge de la Fonction publique, consacre la nomination de plusieurs femmes à des postes stratégiques de coordination administrative.

Des femmes à la tête de secteurs clés

À la lecture de la liste officielle, au moins onze femmes figurent parmi les 69 secrétaires généraux nommés. Ces dernières prennent les commandes administratives de ministères et services sensibles de l’État.

Parmi elles, on note notamment :
• Thérèse Bafalanga Atosa, nommée à la Fonction publique (Actifs) ;
• Jeanne Odette Golomingi Koni, au Budget ;
• Angélique Nzeba Tshipadi, aux Finances ;
• Pascaline Mbangu Kikumbi, à l’Environnement et Développement durable ;
• Zady Rukiya Ramazani, aux Petites et moyennes entreprises ;
• Emile-Noël Mnyampara Kaseya, à la Pêche et Élevage ;
• Gisèle Kendelu Mwamini, à la Formation professionnelle et Métiers.

Ces nominations placent des femmes au cœur de la gestion administrative des finances publiques, de l’environnement, de l’économie, de l’emploi et de la formation.

Une présence féminine encore minoritaire, mais visible

Toutefois, malgré cette avancée, les femmes restent numériquement minoritaires au sein de cette mise en place. La majorité des postes de secrétaires généraux demeure occupée par des hommes, notamment dans les secteurs régaliens et techniques.

Néanmoins, la présence féminine observée traduit une évolution progressive dans l’accès des femmes aux fonctions supérieures de l’administration publique. Elle reflète également une reconnaissance accrue des compétences féminines dans la gestion des affaires publiques.

Une dynamique à suivre dans les prochaines nominations

Par ailleurs, cette mise en place intervient dans un contexte où les questions de gouvernance inclusive et de leadership féminin occupent une place croissante dans le débat public.

À ce stade, l’arrêté ne fixe aucun quota officiel. Cependant, la nomination d’au moins onze femmes à des postes de secrétaires généraux constitue un signal à suivre dans les prochaines réorganisations administratives.

Pour rappel, l’arrêté entre en vigueur à la date de sa signature. Le Secrétaire général à la Fonction publique chargé des Actifs est responsable de son exécution.

Cecile Lowa

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