Alors que la question du dialogue politique refait surface en République démocratique du Congo, l’Angola intensifie ses démarches diplomatiques.
Dans ce cadre, les représentants de la CENCO-ECC sont attendus mercredi à Luanda, sauf imprévu, pour des discussions informelles.
Parallèlement, les autorités angolaises explorent la disponibilité de certains responsables de l’opposition congolaise.
Ces contacts visent à préparer de futurs échanges politiques autour du processus de dialogue national.
Ainsi, des émissaires angolais sont annoncés prochainement à Kinshasa.
Ils devront échanger avec des personnalités politiques et des acteurs de la société civile sur les contours du prochain dialogue congolais.
Pendant ce temps, le président Félix Tshisekedi est attendu ce lundi 12 au Togo.
Ce déplacement s’inscrit dans un contexte diplomatique régional marqué par des consultations soutenues.
Pour rappel, Félix Tshisekedi a rencontré le président angolais João Lourenço le jeudi 8 janvier à Luanda.
Cette rencontre faisait suite à un premier échange tenu le 4 janvier dernier.
Selon les deux présidences, les discussions ont porté sur les initiatives en cours pour la paix dans l’Est de la RDC.
Ces efforts s’inscrivent dans les processus de Washington et de Doha.
À l’issue de l’entretien, la Présidence angolaise rapporte que Kinshasa se dit ouverte au cessez-le-feu.
Cette position s’aligne sur la déclaration du président angolais, également président en exercice de l’Union africaine.
S’exprimant devant la presse, Félix Tshisekedi a salué l’engagement constant de João Lourenço.
Il a remercié son homologue pour son implication continue en faveur de la paix en RDC.
Cependant, la situation sécuritaire sur le terrain reste préoccupante.
Malgré l’implication du président américain Donald Trump, les tensions persistent entre Kinshasa et Kigali.
De même, les discussions de Doha entre le gouvernement congolais et l’AFC/M23 peinent à avancer.
Plusieurs engagements annoncés n’ont toujours pas connu de mise en œuvre effective.
Par ailleurs, la reprise des affrontements a ravivé les inquiétudes dans l’Est du pays.
Dans ce contexte, le dialogue national reste attendu par plusieurs acteurs sociopolitiques.
Toutefois, le président Félix Tshisekedi maintient que toute initiative de dialogue relève de son autorité.
Cette position demeure inchangée, malgré la publication de la feuille de route des confessions religieuses.
Charité-Dadie Zamba
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