vendredi, mai 29, 2026

Quand l’ENAFEP coûtait 5millions: L’ombre bienveillante de Willy Bakonga plane encore

Alors que l’édition 2025 de l’ENAFEP bat son plein sur l’ensemble du territoire congolais, la question des moyens financiers mobilisés pour encadrer ce rendez-vous éducatif revient avec insistance. Entre frais d’inscription variables, coûts logistiques croissants et dépenses spécifiques à chaque province, l’organisation des examens soulève d’innombrables débats.

Pourtant, un nom continue de briller comme une référence en matière de rigueur et de rationalité Willy Bakonga, ancien ministre de l’Enseignement primaire, secondaire et technique. Son passage à la tête de l’EPST avait donné lieu à une gestion saluée tant pour son efficacité que pour sa capacité à contenir les charges publiques.

Un budget maîtrisé et des résultats salués

En 2020, Willy Bakonga avait réussi l’exploit d’organiser l’Examen d’État et l’ENAFEP avec un budget cumulé de 5 millions de dollars. Ce chiffre tranche nettement avec les montants constatés après son mandat  jusqu’à 16 millions pour la Foire éducative de base et 20 millions pour l’Examen d’État, sans compter les frais additionnels liés à la numérisation des données, à la formation des encadreurs et à la gestion locale.

Cette différence n’est pas anecdotique. Elle témoigne d’une volonté assumée de rationaliser les dépenses, de réduire les charges pesant sur les familles et de démontrer qu’une organisation sérieuse peut coûter moins cher à la République.

Des parents aujourd’hui confrontés à la hausse des coûts

En 2025, les candidats au cycle primaire et secondaire doivent s’acquitter de frais divers : 28 000 FC pour le formulaire, la photo et l’inscription, auxquels s’ajoutent jusqu’à 54 000 FC pour certaines sessions, sans oublier les frais logistiques et la prise en charge partielle ou totale par les provinces.

Si ces contributions sont souvent justifiées par la nécessité de garantir la qualité et la logistique, nombreux sont ceux qui rappellent qu’au moment où Willy Bakonga coordonnait l’ENAFEP, la mobilisation budgétaire s’inscrivait dans une stricte discipline financière.

Une référence managériale à méditer

Aujourd’hui, alors que des milliers d’enfants composent leurs épreuves, il est impératif de rappeler qu’il existe des exemples concrets d’une gouvernance plus économe. La mémoire de Willy Bakonga illustre cette possibilité , celle d’organiser un examen national d’ampleur, avec des moyens limités mais un impact réel sur la crédibilité et la régularité du processus.

En revisitant cette période, le pays mesure combien une vision claire, une volonté de réforme et une gestion pragmatique peuvent changer la donne. La qualité de l’éducation ne se mesure pas seulement aux dépenses engagées, mais aussi à la façon dont ces ressources sont utilisées.

Willy Bakonga reste, à bien des égards, le symbole d’une gestion salvatrice pour l’école congolaise. Alors que l’ENAFEP 2025 s’écrit sous d’autres chiffres et d’autres priorités, son nom demeure celui d’un ministre qui avait su montrer qu’on peut faire beaucoup avec moins, pourvu qu’on le fasse avec conviction et méthode.

Charité-Dadie Zamba

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