La session ordinaire de l’Examen national de fin d’études primaires (ENAFEP) 2025 a débuté ce mardi 1er juillet, marquant un moment fort pour l’éducation en République démocratique du Congo.
À l’EPA Lumumba de Limete, Kezamudru Jean-Pierre, vice-ministre de l’Education Nationale et Nouvelle Citoyenneté, a lancé officiellement les épreuves, en présence du ministre provincial et de l’inspecteur général de l’Enseignement primaire, secondaire et technique.
Cette année, 2.342.864 élèves participent à l’examen dans 8.232 centres, dont 1.136.341 filles. Les épreuves se tiennent aussi dans des centres à l’étranger, notamment à Luanda et Kabinda en Angola.
« Malgré les défis sécuritaires à l’Est, nous sommes résolus à garantir à chaque élève congolais son droit à une éducation de qualité, y compris aux enfants déplacés et en zones occupées. La Nation reste debout, » a déclaré Kezamudru Jean-Pierre.
L’examen franchit les frontières : 133 élèves congolais composent à Kampala
En parallèle, l’ENAFEP s’est déroulé en Ouganda. À Kampala, 133 enfants congolais dont 75 filles et 58 garçons ont passé les épreuves. Le lancement officiel a eu lieu mardi, conduit par Jules Ngalu, chargé d’affaires intérimaire de l’ambassade de la RDC.
« Cette initiative démontre l’engagement du gouvernement à garantir l’accès à l’éducation, où qu’ils se trouvent, » a souligné Jules Ngalu, chargé d’Affaires intérimaire de l’ambassade de la République démocratique du Congo en Ouganda.
Il a remercié le président Félix Tshisekedi pour la gratuité effective de l’enseignement, même hors des frontières.
Henrielle Dz’ve, inspectrice du primaire basée à Kampala, s’est félicitée du bon déroulement des épreuves dans un climat serein. Elle a précisé que plusieurs candidats viennent de camps de déplacés, notamment Nakivale, grâce au soutien de leurs écoles.
Un symbole d’espoir pour les enfants congolais
La tenue simultanée de l’ENAFEP en RDC et dans les pays d’accueil des réfugiés incarne un message d’espoir. Malgré les crises et l’exil, l’éducation reste un droit fondamental pour chaque enfant.
Ces épreuves nationales ouvrent la voie vers le secondaire et affirment la résilience des élèves et de leurs familles. Pour beaucoup, c’est un pas décisif vers un avenir meilleur.
Charité-Dadie Zamba
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