Ils composent, malgré tout. À Goma, les élèves du secondaire affrontent les examens du premier semestre dans un climat d’incertitude et de peur. La guerre, l’occupation partielle de la ville par les rebelles du M23 soutenus par le Rwanda et la suspension des cours ont bouleversé le calendrier scolaire. Initialement prévues fin janvier, ces évaluations ont été reportées.
« Avec cette situation, nous avons été surpris de devoir retourner à l’école. On n’a pas vraiment eu le temps de bien se préparer. Et puis, on nous a dit de prévenir les autres que les examens vont commencer. C’est pour ça que beaucoup d’élèves viennent. Mais ce n’est pas sûr que beaucoup auront le temps de se concentrer vraiment », confie un élève, partagé entre résilience et résignation.
Deux semaines après la reprise des cours, les autorités scolaires ont reprogrammé les épreuves. Pour les finalistes, il n’y a pas d’autre choix que de se battre pour décrocher leur diplôme d’État, dans l’espoir d’un avenir que la guerre leur refuse déjà.
Parents et enseignants tentent de maintenir un semblant de normalité, motivant les élèves à se focaliser sur leurs études. Mais comment se concentrer lorsque l’ombre du conflit plane sur chaque salle de classe ?
Correspondance
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