La crise sécuritaire envenime davantage la situation éducative dans l’Est de la RDC. Selon l’UNICEF, plus de 2 500 écoles ont déjà fermé dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu depuis le début de l’année, portant à 1,6 million le nombre d’enfants déscolarisés, incluant ceux de l’Ituri. « La situation est catastrophique pour ces enfants », alerte Jean François Basse, Représentant par intérim de l’agence onusienne en RDC.
L’exode massif provoqué par l’intensification des combats a contraint plus de 6,5 millions de personnes à fuir leur foyer, dont 2,6 millions d’enfants. Avant même cette escalade, le système éducatif de la région subissait déjà une pression immense due à l’afflux de déplacés. À Goma, où les écoles ont rouvert le 10 février, la reprise des cours reste timide, la peur de nouvelles violences freinant le retour des élèves en classe.
Face à cette urgence, l’UNICEF envisage de déployer des programmes d’éducation par radio et d’apprentissage accéléré pour toucher les enfants les plus vulnérables. L’agence appelle également toutes les parties au conflit à cesser l’occupation des établissements scolaires et à respecter les infrastructures civiles.
Si aucune solution rapide n’est trouvée, c’est toute une génération qui risque d’être sacrifiée, sans accès à l’éducation, un droit fondamental pourtant déjà fortement fragilisé dans cette région meurtrie par des années de conflit.
Rédaction
