Le président du Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication (CSAC), Christian Bosembe, a voulu clarifier la nature des comptes et contenus concernés par la démarche de son institution auprès de TikTok.
Selon lui, les personnes qui critiquent le pouvoir, même de manière virulente, ne sont pas visées par une demande de suppression de leurs comptes. Le président du CSAC établit ainsi une distinction entre la liberté de critiquer les autorités et les contenus que le régulateur considère comme susceptibles de porter atteinte à la sécurité.
« Il ne s’agit pas ici de réprimer ceux qui critiquent le pouvoir », a-t-il déclaré. Christian Bosembe soutient donc qu’une opinion défavorable au régime ou une critique sévère des autorités ne constitue pas, à elle seule, un motif pour demander la suppression d’un compte TikTok.
En revanche, le CSAC affirme cibler des publications qu’il assimile notamment à des appels à la guerre, à l’incitation à la violence ou à la propagande de mouvements qualifiés de terroristes. C’est à l’égard de ces contenus que l’institution entend obtenir des mesures de la part de la plateforme.
Cette clarification intervient alors que la menace d’une fermeture de TikTok en RDC avait suscité de nombreuses réactions. Christian Bosembe cherche ainsi à préciser que la démarche du CSAC ne vise pas à faire disparaître les voix critiques du pouvoir, mais à obtenir le retrait de contenus considérés par l’institution comme dangereux.
En clair, le CSAC affirme ne pas demander à TikTok d’écarter les comptes simplement parce qu’ils critiquent le pouvoir. La cible annoncée concerne plutôt les contenus que le régulateur considère comme relevant de l’appel à la violence, de la guerre ou de la propagande de groupes qualifiés de terroristes.
Cécile Lowa
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