Les femmes congolaises veulent désormais peser directement sur les décisions liées à la paix et à la sécurité en RDC. Réunies mardi 11 août à Kinshasa dans le cadre du Forum national des femmes pour une paix durable et inclusive, elles ont appelé à dépasser les revendications pour obtenir une participation effective dans les mécanismes de paix, conformément à la résolution 1325 des Nations unies.
Ainsi, la société civile féminine a revendiqué au moins 50 % de femmes dans les délégations et mécanismes de paix, depuis la prévention des conflits jusqu’au suivi des accords. « Notre inclusion n’est ni une faveur, ni une concession. Notre inclusion est une exigence de justice, une nécessité démocratique », a déclaré Micheline Ombae, ministre du Genre, Famille et Enfant.
Nathalie Yoka, de son côté, a insisté sur la nécessité d’intégrer notamment les survivantes de violences sexuelles liées aux conflits, les femmes rurales et celles vivant avec handicap.
Par ailleurs, les participantes ont appelé à mieux organiser et renforcer les capacités des femmes appelées à prendre part au dialogue. « Unissons-nous pour la paix. Organisons-nous pour la paix. Engageons-nous pour la paix. Et surtout, exigeons notre place à la table où se construit la paix », a lancé Micheline Ombae.
Annie Matundu, experte en résolution 1325, a plaidé pour l’institutionnalisation de cette participation et la mise en place d’un cahier des charges commun porté par les femmes.
Cécile Lowa
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