samedi, octobre 3, 2026

Dialogue en RDC : le mouvement Sauvons la RDC conditionne sa participation à plusieurs garanties politiques et sécuritaires

Le mouvement Sauvons la RDC, lancé à l’initiative de l’ancien Président Joseph Kabila, réaffirme son soutien au principe d’un dialogue politique pour tenter de résoudre la crise que traverse la République démocratique du Congo. Toutefois, la plateforme estime qu’un tel processus ne pourra produire des résultats durables que s’il repose sur des garanties jugées essentielles à sa crédibilité.

Au cœur de ses revendications figure la désignation d’une médiation neutre et indépendante, soutenue par l’Union africaine (UA) et les Nations unies (ONU). Pour le mouvement, seule une facilitation extérieure est susceptible d’instaurer un climat de confiance entre les différents acteurs politiques et de conduire à des discussions équilibrées.

Sauvons la RDC plaide également pour que les négociations se déroulent dans un pays tiers. Selon la plateforme, ce cadre offrirait davantage de garanties en matière de sécurité, de liberté d’expression et de participation de l’ensemble des parties prenantes. Cette position contraste avec celle du Président Félix Tshisekedi, qui s’est prononcé en faveur de l’organisation d’un éventuel dialogue sur le territoire congolais.

Le mouvement réclame, en outre, une série de mesures de décrispation politique avant toute ouverture des discussions. Parmi celles-ci figurent la libération des personnes présentées comme des prisonniers politiques, le retour des opposants vivant en exil, la levée des restrictions imposées à certains partis politiques ainsi que la dissolution de la Force du progrès, un groupe que la plateforme met en cause dans le climat politique actuel.

Par ailleurs, Sauvons la RDC réitère son opposition au projet de révision de la Constitution et demande la mise en place d’un mécanisme international de suivi, chargé de veiller à l’application effective des engagements qui pourraient être pris à l’issue du dialogue.

Dans sa déclaration, la plateforme estime qu’un processus conduit sous l’autorité du pouvoir en place manquerait des garanties d’impartialité nécessaires. Elle considère que le Président Félix Tshisekedi, qu’elle présente comme un acteur central de la crise actuelle, ne saurait, selon sa position, assurer simultanément les rôles de partie prenante, d’arbitre et de garant du dialogue.

Cette prise de position intervient dans un contexte politique marqué par la condamnation de Joseph Kabila par la justice militaire, un développement qui continue d’alimenter les tensions entre le pouvoir et une partie de l’opposition. Le mouvement insiste néanmoins sur le fait que le dialogue demeure, à ses yeux, la voie privilégiée pour rechercher une solution politique à la crise institutionnelle, sécuritaire et sociale que connaît le pays.

Charite-Dadie Zamba

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