Une nouvelle attaque attribuée aux miliciens Maï-Maï a semé la panique, mardi avant-midi, à Bukama, chef-lieu du territoire du même nom, dans la province du Haut-Lomami. Les assaillants, sortis du parc national de l’Upemba, ont affronté pendant plusieurs heures les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), avant d’être repoussés par les militaires.
Les échanges de tirs ont provoqué un vent de panique au sein de la population. De nombreux habitants se sont mis à l’abri, redoutant une dégradation de la situation sécuritaire.
Selon Félix Kakola, responsable d’une organisation de la société civile de Bukama, les miliciens n’ont formulé aucune revendication. Ils se seraient attaqués aux positions de l’armée avant d’être maîtrisés par les FARDC. Si le calme est progressivement revenu, la population reste sous le choc de cette nouvelle incursion.
D’après plusieurs sources locales, un corps sans vie a été découvert sur le lieu des affrontements. Un entrepreneur de la place aurait également été blessé par balle au cours des échanges entre les militaires et les assaillants.
Cette attaque s’inscrit dans une série d’incursions enregistrées ces derniers mois dans le territoire de Bukama. Les groupes Maï-Maï opérant dans le nord de l’ancien Katanga prennent régulièrement pour cible les positions des FARDC après avoir quitté leurs bases retranchées dans le parc national de l’Upemba. Ces attaques entretiennent un climat d’insécurité et entraînent régulièrement des mouvements de population.
Malgré le renforcement du dispositif militaire dans cette partie du Haut-Lomami, ces groupes armés poursuivent leurs actions dans plusieurs territoires, notamment à Bukama, Malemba-Nkulu, Mitwaba et Pweto.
Cette nouvelle flambée de violence intervient à la veille de l’arrivée du président de la République, Félix Tshisekedi, attendu ce mercredi à Kamina. Le Chef de l’État doit inaugurer une usine de captage et de traitement d’eau destinée à améliorer l’accès à l’eau potable, avant de procéder à la mise en service de plusieurs infrastructures réalisées par le Service national à Kaniama Kasese.
À ce stade, aucun élément ne permet d’établir un lien entre cette attaque et la visite présidentielle. Toutefois, cette nouvelle incursion survient dans un contexte sécuritaire particulièrement sensible dans le nord de l’ancien Katanga, à quelques heures du déplacement du Chef de l’État dans le Haut-Lomami.
Rédaction
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