samedi, octobre 3, 2026

Rapport de la CNDH sur les violences du 12 juin : la C64 réclame une enquête internationale et juge les conclusions « insuffisantes »

La Coalition Article 64 (C64) hausse le ton après la publication du rapport de la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH) sur les violences survenues lors du sit-in du 12 juin 2026 devant le Palais du Peuple. Dans une déclaration rendue publique lundi 27 juillet à Kinshasa, la plateforme de l’opposition estime que si ce rapport reconnaît l’existence de graves violations des droits humains, il ne permet pas encore d’établir toute la vérité sur les faits.

Deuxième page du communiqué de la Coalition Article 64 (C64) présentant les conclusions de sa déclaration et les signatures des principaux responsables de l’opposition, dont Martin Fayulu, Moïse Katumbi, Jean-Marc Kabund, Delly Sesanga et Augustin Matata Ponyo.
Dans un communiqué publié le 27 juillet 2026, la Coalition Article 64 (C64) estime que le rapport de la CNDH sur les violences du 12 juin reconnaît des violations des droits humains, mais reste insuffisant pour établir toute la vérité. La plateforme réclame une enquête internationale indépendante.

Selon la coalition, le document confirme notamment des « arrestations et détentions arbitraires, des atteintes à l’intégrité physique, des traitements cruels, inhumains ou dégradants, des extorsions et des spoliations ». Pour la C64, cette reconnaissance « constitue une étape importante », mais « ne saurait cependant suffire à satisfaire les exigences de vérité, de justice, de réparation et de non-répétition auxquelles les victimes ont droit ».

Deuxième page du communiqué de la Coalition Article 64 (C64) présentant ses recommandations, son appel à une enquête internationale indépendante ainsi que les signatures des principaux responsables de la plateforme de l’opposition, notamment Martin Fayulu, Moïse Katumbi, Jean-Marc Kabund, Delly Sesanga et Augustin Matata Ponyo.
La Coalition Article 64 (C64) réagit au rapport de la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH) sur les violences du 12 juin 2026. Tout en saluant la reconnaissance de plusieurs violations des droits humains, elle dénonce des insuffisances, réclame la poursuite des investigations et appelle à l’ouverture d’une enquête internationale indépendante.

La plateforme affirme également que plusieurs éléments restent sans réponse. Elle relève notamment que « le rapport n’a pas permis d’établir les circonstances entourant les décès et les disparitions signalés ». Elle insiste sur le fait que « l’insuffisance des éléments recueillis ne saurait être interprétée comme la preuve que ces faits ne se sont pas produits », appelant à poursuivre les investigations jusqu’à l’établissement complet des faits. Elle rappelle, par ailleurs, que deux personnes enlevées devant le siège de l’ECiDé sont toujours portées disparues.

Autre point soulevé par l’opposition : les déclarations publiques du président de la CNDH, Paul Nsapu, après la publication du rapport. Selon la C64, ces prises de position « apparaissent difficilement conciliables avec les exigences d’indépendance, d’impartialité, d’objectivité et de réserve » attendues d’une institution nationale des droits de l’homme et « fragilisent la confiance que les victimes et l’opinion publique doivent pouvoir accorder à la CNDH et à ses conclusions ».

La coalition estime également que le rapport ne précise pas suffisamment le rôle des personnes présentées comme appartenant à la « Force du Progrès ». Elle considère que « la présence et l’intervention éventuelles de groupes civils aux côtés des forces de sécurité, ou avec leur tolérance, doivent faire l’objet d’investigations approfondies ».

Au regard de ces éléments, la C64 appelle à une enquête internationale indépendante, impartiale et crédible afin, notamment, d’établir les responsabilités, de déterminer le sort des personnes disparues, de poursuivre les auteurs présumés des violations et d’assurer une réparation intégrale aux victimes. « La C64 demeurera pleinement mobilisée aux côtés des victimes jusqu’à ce que toute la vérité soit établie, que justice leur soit rendue et que les préjudices subis soient intégralement réparés », conclut la déclaration signée notamment par Martin Fayulu, Moïse Katumbi, Jean-Marc Kabund, Delly Sesanga et Augustin Matata Ponyo.

Charite-Dadie Zamba

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