samedi, octobre 3, 2026

Drépanocytose : l’Assemblée nationale adopte la loi Antoine Ntabala pour renforcer le dépistage et la prise en charge des malades

La lutte contre la drépanocytose franchit une nouvelle étape en République démocratique du Congo. Les députés nationaux ont adopté, vendredi 12 juin, la proposition de loi portée par l’élu de la Tshangu, Antoine Ntabala, afin de mieux prévenir cette maladie génétique et d’améliorer la prise en charge des personnes atteintes.

Voté en séance plénière après un examen article par article, le texte ouvre la voie à un cadre légal consacré à la prévention, au dépistage et aux soins des drépanocytaires. Il sera transmis au Sénat pour une seconde lecture avant la poursuite de la procédure législative.

À travers cette réforme, le législateur entend faire du dépistage un outil central de la lutte contre la drépanocytose. La proposition de loi prévoit notamment un dépistage obligatoire et gratuit dès la naissance jusqu’à l’âge de 18 ans afin de favoriser une prise en charge précoce des patients.

Le texte met également l’accent sur l’accès aux soins, un défi majeur pour de nombreuses familles confrontées à cette maladie héréditaire. Il prévoit le développement de structures spécialisées sur l’ensemble du territoire national ainsi qu’un renforcement des mécanismes de financement destinés à soutenir la lutte contre cette pathologie.

Au-delà de l’aspect médical, la proposition de loi accorde une place importante à la recherche scientifique. Elle encourage le développement de nouvelles approches thérapeutiques et prévoit des mesures destinées à protéger les droits des personnes vivant avec la drépanocytose ainsi que ceux de leurs familles.

L’initiative vise aussi à intégrer davantage cette maladie dans la politique nationale des soins de santé primaires afin d’améliorer la prévention, le suivi médical et l’accompagnement des patients.

À l’issue du vote, le président de l’Assemblée nationale a salué l’initiative d’Antoine Ntabala, considérée comme une avancée importante dans la réponse institutionnelle à l’une des maladies génétiques les plus répandues en République démocratique du Congo.

En attendant l’examen du texte par le Sénat, cette adoption marque déjà une étape significative dans les efforts engagés pour réduire l’impact de la drépanocytose et améliorer les conditions de vie des personnes concernées à travers le pays.

Cécile Lowa

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