L’éducation à la paix pourrait bientôt trouver sa place dans les salles de classe congolaises. Le député national Célestin Musao Kalombo Mbuyu a déposé samedi 13 juin à l’Assemblée nationale une proposition de loi visant à intégrer cet apprentissage dans le système éducatif de la République démocratique du Congo.
À travers cette initiative, l’élu de Kabongo, dans le Haut-Lomami, souhaite renforcer le rôle de l’école dans la prévention des conflits et la promotion du vivre-ensemble. Son texte propose de compléter la législation actuelle sur l’enseignement national afin d’accorder une place plus importante aux valeurs de dialogue, de tolérance et de cohésion sociale.
Pour le parlementaire, la formation des jeunes ne doit pas se limiter à l’acquisition des connaissances académiques. Elle doit également préparer les futurs citoyens à gérer les différends par la concertation plutôt que par la violence.
Dans cette logique, la proposition de loi encourage l’introduction de contenus éducatifs axés sur la médiation, le respect mutuel, la résolution pacifique des conflits et la culture du dialogue. L’objectif est de développer, dès le plus jeune âge, des comportements favorables à la paix et à la stabilité sociale.
L’initiateur du texte estime que les programmes actuellement en vigueur ne mettent pas suffisamment l’accent sur ces valeurs pourtant essentielles dans la construction d’une société apaisée. Il plaide ainsi pour une réforme capable d’ancrer durablement la culture de la paix dans le parcours scolaire des élèves et des étudiants.
Déposée conformément aux dispositions constitutionnelles et parlementaires en vigueur, la proposition de loi sera prochainement examinée par les députés nationaux. Les élus devront notamment déterminer si l’éducation à la paix mérite d’être inscrite parmi les missions fondamentales de l’école congolaise.
Cécile Lowa
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