vendredi, mai 22, 2026

RDC : le gouvernement engage une réforme du contrôle et de la délivrance des passeports biométrique, ordinaire ou spécial.

Le gouvernement congolais engage une réorganisation globale du système de délivrance des passeports afin de sécuriser les documents de voyage et d’en améliorer la crédibilité internationale. La ministre d’État aux Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba Wagner, a présenté cette orientation lors du Conseil des ministres du 15 mai.

Les autorités constatent une augmentation significative du nombre de passeports spéciaux délivrés ces dernières années. Selon la cheffe de la diplomatie congolaise, cette évolution expose ces documents officiels à des risques d’abus et à une perte de valeur diplomatique.

Face à cette situation, le gouvernement prévoit plusieurs actions structurantes. Le ministère des Affaires étrangères propose l’organisation de concertations interinstitutionnelles pour redéfinir les conditions d’octroi et d’utilisation des passeports spéciaux. Une révision du cadre juridique national est également envisagée afin d’instaurer des règles plus strictes.

Un audit national des passeports spéciaux en cours de validité sera lancé. Parallèlement, un mécanisme permanent de coordination, de suivi et de contrôle doit encadrer l’usage de ces documents officiels.

Cette réforme s’inscrit dans la modernisation globale du système des passeports en République démocratique du Congo. Depuis 2025, l’État a introduit le passeport biométrique produit par la société allemande Dermalog, après la fin du partenariat avec Semlex.

Présenté officiellement à l’Institut national des arts en présence du Président Félix Tshisekedi, ce nouveau passeport biométrique répond aux standards internationaux de sécurité et facilite la mobilité des citoyens congolais.

Le document intègre une micropuce électronique sans contact, une page de données renforcée en polycarbonate ainsi que plusieurs dispositifs avancés contre la falsification. Le passeport ordinaire passe également de 32 à 38 pages.

Selon le ministère des Affaires étrangères, l’ancien modèle présentait plusieurs insuffisances majeures, notamment une non-conformité aux normes internationales, une vulnérabilité à la fraude et des coûts de production élevés liés à une gestion externalisée.

À travers cette réforme, le gouvernement entend sécuriser l’identité nationale, renforcer la confiance internationale envers les documents congolais et poursuivre la digitalisation des services consulaires prévue dans le programme d’action 2024-2028.

Cécile Lowa

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