La démolition de plusieurs parcelles et constructions le long de l’avenue Kakenga, dans la commune de Ndesha à Kananga, suscite une vive indignation au sein de la population locale. Depuis quelques jours, les opérations menées par l’entreprise SAFRIMEX, en collaboration avec l’Office des Voiries et Drainage (OVD), provoquent colère, incompréhension et inquiétude parmi les habitants concernés.
Lors d’une ronde effectuée ce jeudi 14 mai 2026 par notre rédaction, plusieurs familles ont affirmé avoir été surprises par la rapidité des travaux de démolition. Des murs détruits et des biens exposés à l’air libre témoignent de l’ampleur des dégâts enregistrés sur cette avenue devenue un important axe de circulation dans la ville de Kananga.
Malgré les explications fournies par les ingénieurs de SAFRIMEX, plusieurs voix s’élèvent pour réclamer l’intervention du gouverneur de province, Joseph Moïse Kambulu Nkonko, afin d’apaiser les tensions et d’ouvrir un dialogue avec les victimes avant que la situation ne dégénère davantage.
Des riverains dénoncent notamment un manque de communication et d’accompagnement de la part des autorités compétentes. Certains affirment n’avoir reçu ni délai suffisant ni mesures d’indemnisation avant le début des opérations.
D’autres citoyens craignent de se retrouver sans abri ou privés d’activités génératrices de revenus après la destruction de leurs habitations. Cette situation alimente un climat de tension dans plusieurs quartiers de la commune de Ndesha.
Thomas Mukonga Tshilumba, depuis Kananga.
Lisez aussi:
Tshimbulu menacée par une érosion fulgurante : les rails de la SNCC à cinq mètres du ravin
