La session ordinaire de mars du Sénat de la République démocratique du Congo s’est ouverte lundi au Palais du peuple, dans la commune de Lingwala à Kinshasa.
Dès l’entame de la séance, le président de la Chambre haute a invité les sénateurs à observer une minute de silence en mémoire de plusieurs personnalités et victimes des violences enregistrées à travers le pays.
Dans son discours inaugural, Jean‑Michel Sama Lukonde a d’abord évoqué la disparition de deux anciens membres du Sénat.
« Honorables sénatrices et sénateurs, chers collègues, au seuil de cette nouvelle session, je vous invite à une pensée pieuse pour celles et ceux que la mort a arrachés à notre affection. »
Le président du Sénat a notamment cité les sénateurs honoraires Ayem Mati Andajan et Kaniki Itome François.
Il a également associé à cet hommage les militaires et policiers tombés dans l’exercice de leur mission.
« Nous associons à cet hommage les éléments de nos Forces armées et de la Police nationale tombés sur le champ d’honneur dans l’accomplissement de leur mission sacrée. »
Le responsable de la Chambre haute a aussi évoqué les victimes civiles du conflit qui frappe certaines régions du pays.
« Nous pensons également à l’ensemble de nos concitoyens morts dans diverses circonstances et aux victimes innocentes de la guerre qui nous est imposée. »
Il a notamment mentionné les travailleurs humanitaires tués lors d’un incident survenu le 11 mars à Goma ainsi que les victimes de l’attaque attribuée aux ADF dans le territoire de Mambassa, en Ituri.
La session de mars s’ouvre dans un contexte sécuritaire sensible, marqué par les violences persistantes dans l’est du pays et les préoccupations croissantes liées à la protection des populations civiles.
Cecile Lowa
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