Quatre jours après les affrontements meurtriers entre la police et des groupes Kuluna à Panu, dans le territoire d’Idiofa, les services de sécurité ont interpellé trois individus soupçonnés d’avoir participé aux violences.
Les autorités les présentent notamment comme impliqués dans la mort d’un lieutenant de la police tué à la machette. Ils ont été transférés au chef-lieu du territoire pour la suite de la procédure.
Initialement annoncée sur le lieu même des faits, la tenue d’audiences foraines du tribunal militaire de garnison de Kikwit ne pourra finalement pas se réaliser faute de moyens logistiques. Toutefois, la Nouvelle société civile locale continue de plaider pour un jugement public à Panu afin de marquer le retour de l’autorité étatique.
Son coordonnateur, Arsène Kasiama, estime qu’un procès organisé sur place aurait un effet dissuasif dans cette zone régulièrement touchée par la criminalité juvénile. Selon lui, condamner les responsables devant la population contribuerait à décourager les actes de violence.
Pour rappel, les heurts avaient éclaté après l’arrestation de trois chefs de bande. La situation avait alors dégénéré en affrontements ouverts, provoquant la fuite d’une partie des habitants et la paralysie des activités locales. Le bilan faisait état de deux policiers et deux civils tués, ainsi que de plusieurs blessés.
Rédaction
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