La persistance des violences attribuées aux miliciens Mobondo continue de susciter des réactions politiques. Face aux révélations récentes de l’armée sur l’existence de soutiens politiques présumés, l’honorable Garry Sakata, député national élu de Bagata, appelle à la publication d’un rapport militaire rigoureux, fondé exclusivement sur des faits établis.
Selon Garry Sakata, les signaux d’un soutien organisé aux Mobondo existent depuis longtemps. Déjà en 2022, affirme-t-il, plusieurs faits interpellaient les élus et les populations locales.
Ainsi, l’élu souligne que les miliciens disposaient de moyens logistiques importants, difficiles à expliquer sans appuis extérieurs. Il insiste notamment sur l’origine des armes, l’approvisionnement en vivres et la capacité de déplacement des groupes armés.
« Depuis 2022, nous constations que les Mobondo n’agissaient pas seuls. Il y avait des personnes derrière eux », rappelle-t-il.
Un rapport attendu pour établir les responsabilités
Dans ce contexte, Garry Sakata salue l’annonce de l’armée promettant de rendre public un rapport sur les responsabilités politiques présumées. Toutefois, il insiste sur la nécessité d’un travail sérieux.
Pour le député, ce document doit s’appuyer sur des faits concrets, loin de toute accusation approximative. Selon lui, seule une démarche rigoureuse permettra d’identifier les véritables soutiens du mouvement.
« Nous attendons un rapport sérieux de l’armée, fondé sur des faits avérés, et non sur des accusations gratuites », affirme-t-il.
Clarifier sans amalgames
Par ailleurs, l’élu tient à éviter toute confusion. Il précise que ses propos ne visent ni systématiquement les politiciens ni l’armée. En revanche, il estime évident que certaines personnes apportent un appui aux miliciens.
« Nous ne disons pas qu’il s’agit forcément de politiciens ou de militaires, mais il est clair que des soutiens existent », nuance Garry Sakata.
Ainsi, pour lui, l’enjeu principal reste l’identification précise des acteurs impliqués, afin de restaurer la sécurité et la confiance des populations.
Les témoignages au cœur de l’enquête
De son côté, l’armée indique que ses affirmations reposent sur des témoignages recueillis auprès de miliciens capturés lors des opérations en cours. Ces éléments devraient, selon elle, permettre d’établir les responsabilités.
En attendant la publication officielle du rapport, Garry Sakata appelle à la transparence et à la rigueur, estimant que la stabilité de l’Ouest du pays en dépend.
Charité-Dadie Zamba
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