jeudi, mai 14, 2026

Les 100 premiers jours remarquables du Ministre John BANZA

Tribune de Serge MANYA, Le Dissident

Il existe des ministres nommés pour occuper un fauteuil. Et puis, il y a ceux qui arrivent avec une vision claire, une énergie rare et une détermination à transformer un simple mandat en chantier national.

Le Ministre John Banza Lunda appartient à cette deuxième catégorie.

En un peu plus de 100 jours, son action ne relève pas de la routine administrative mais d’une véritable révolution silencieuse dans le secteur des infrastructures et travaux publics. Dans un pays comme la RDC, où la lenteur est souvent la norme, cette cadence étonne… et force le respect.

1. Un cap clair dès l’installation : rigueur, transparence et action

Le 12 août 2025, John BANZA prend les rênes du ministère. Ses premiers mots définissent déjà sa feuille de route : transparence, discipline et résultats.

Rapidement, les habitudes anciennes – lenteur, opacité, laxisme – sont bousculées. BANZA impose un rythme soutenu, suit les projets de près et se rend physiquement sur le terrain.

Il ne délègue pas les inspections : il les réalise lui-même.

Le ton change, le style évolue et surtout… le rendement s’accélère.

2. La création historique de la Commission Nationale des Normes

Parmi ses premières réalisations, la création de la Commission Nationale des Normes de Construction marque un tournant pour la RDC.

Pour la première fois, le pays dispose d’un cadre national pour :

  • Définir comment construire une route,
  • Stabiliser un pont,
  • Dresser un bâtiment conforme aux standards,
  • Prévenir effondrements et catastrophes urbaines.

Pendant des décennies, la construction en RDC se faisait sans référentiel.

BANZA met fin à l’anarchie et laisse un héritage structurel, durable et national.

3. Le Maniema se réveille : un plan audacieux de désenclavement

Lors de sa visite à Kindu, beaucoup s’attendaient à un déplacement protocolaire.

Ils avaient tort.

Le Ministre annonce un plan massif de désenclavement du Maniema : routes stratégiques, ponts, voies de raccordement et réhabilitation des axes oubliés depuis 20 ans.

Pour cette province longtemps isolée, ce projet est plus qu’infrastructural : c’est une promesse de retour du commerce, de la mobilité et de la vie économique.

BANZA pense au pays profond, pas seulement à Kinshasa.

4. Kinshasa : une action rapide contre l’érosion et les inondations

Dès son arrivée, BANZA fait face aux érosions meurtrières qui touchent chaque année la capitale : Kimbembo, Kimwenza Gare, Mont-Ngafula, Ngaliema…

Sa réponse est immédiate :

  • Curage et assainissement,
  • Drainage efficace,
  • Stabilisation des talus,
  • Sécurisation des habitations menacées.

Là où d’autres annoncent, BANZA agit.

Un rythme rarement observé dans la capitale.

5. Le coup de poing au Haut-Katanga

Le corridor Lubumbashi–Kasumbalesa–Sakania, vital pour l’économie, souffre de surcharges et fraudes récurrentes.

BANZA intervient sans prévenir. Résultat :

  • Irrégularités constatées,
  • Fraudes exposées,
  • Instructions strictes,
  • Remise en conformité complète en trois mois.

Un ministre qui dérange ? Peut-être.

Un ministre qui agit ? Assurément.

6. Une gouvernance nouvelle dans les infrastructures

Ce qui distingue John BANZA n’est pas seulement le nombre d’actions, mais son style et son pragmatisme.

  • Suivi rigoureux des chantiers,
  • Exigence de comptes aux entreprises,
  • Rappel strict des obligations contractuelles,
  • Présence sur le terrain pour combattre la corruption.

Chaque jour compte pour lui, et chaque chantier avance.

Conclusion : le Dissident reconnaît l’excellence

Je ne distribue pas souvent des louanges, encore moins aux hommes politiques.

Mais quand un ministre en cent jours accomplit plus que d’autres en dix ans, l’honnêteté impose de le reconnaître.

John BANZA n’est pas venu pour observer les routes. Il est venu pour les transformer.

Que l’on soit de son camp ou non, une vérité s’impose : son arrivée au Ministère des Infrastructures redonne souffle, rythme et espoir dans un secteur vital.

100 jours seulement… et déjà, l’empreinte est visible.

Le Dissident observe. Et pour une fois, il applaudit.

Serge MANYA, Le Dissident

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