Les plaidoiries finales des avocats de François Beya sont prévues ce jeudi 31 juillet 2025 devant la Haute Cour Militaire à Kinshasa. L’ancien conseiller spécial du chef de l’État en matière de sécurité est poursuivi pour complot contre la vie ou la personne du président de la République et pour outrage au chef de l’État.
Depuis le lancement de cette affaire en 2022, l’instruction s’est poursuivie au rythme des audiences successives. Lors de la dernière comparution, le ministère public a requis une peine d’un an de prison ferme contre François Beya Kasonga.
Pour justifier cette réquisition, le parquet militaire a évoqué des circonstances atténuantes. Il a notamment mis en avant l’âge avancé de l’accusé et son état de santé. François Beya, qui vit actuellement en France où il a été évacué pour raisons médicales en 2022, n’était pas présent à l’audience.
Par ailleurs, la même procédure concerne cinq autres coaccusés, parmi lesquels des officiers supérieurs de l’armée et un brigadier en fuite. Ils sont poursuivis notamment pour violation de consigne et incitation des militaires à poser des actes contraires aux devoirs et à la discipline. La peine la plus lourde sollicitée par l’auditeur militaire s’élève à 18 mois de prison contre un colonel présenté comme proche collaborateur de Beya.
De leur côté, les avocats de la défense affirment que les infractions reprochées à leur client ne sont pas établies. Ils estiment que François Beya n’a pas été l’auteur d’un complot, mais plutôt la cible d’un montage. Ils attendent son acquittement pur et simple.
Cette audience pourrait clore l’un des procès les plus sensibles du quinquennat Tshisekedi. Considéré jadis comme l’un des piliers du système sécuritaire congolais, François Beya joue désormais sa liberté sur fond de rupture brutale avec le sommet de l’État.
Charité-Dadie Zamba
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