Le gouvernement congolais a dévoilé mardi 15 juillet les grandes lignes du projet de reconstruction de l’aéroport international de N’djili. Ce chantier d’envergure sera mené avec l’appui du géant américain SOM, pour une livraison prévue au premier trimestre 2028.
La capitale congolaise s’apprête à se doter d’un aéroport à la hauteur de ses ambitions. Le projet prévoit une transformation complète de l’actuelle infrastructure de N’djili. Le cabinet américain d’architecture Skidmore, Owings & Merrill (SOM), réputé pour ses réalisations emblématiques à travers le monde, assurera la conception du futur terminal. Le maître d’ouvrage est la société Infrarose, partenaire clé de cette transformation.
Une architecture américaine pour une vitrine congolaise
Thérèse Kayikwamba, ministre d’État en charge des Affaires étrangères, voit dans ce projet une avancée stratégique.
« Ce projet symbolise bien plus qu’un aéroport. C’est une porte d’entrée vers notre pays. Il incarne notre volonté d’approfondir la coopération avec les États-Unis au-delà des ressources stratégiques. »
Selon elle, la participation d’un acteur comme SOM montre que la RDC attire désormais des partenaires d’envergure mondiale. Cette initiative marque une étape importante dans la redéfinition de l’image du pays sur la scène internationale.
Un projet national, une ambition continentale
De son côté, Sanjeev Gunes, PDG d’Infrarose, a insisté sur la portée du chantier.
« Ce ne sera pas seulement la fierté de la RDC. Ce sera la vitrine de tout le continent africain. »
Il affirme que l’infrastructure respectera intégralement les normes de l’OACI (Organisation de l’aviation civile internationale), aussi bien pour l’aérogare que pour la piste.
La société Infrarose se dit prête à relever le défi. Elle veut offrir un aéroport moderne, sécurisé et à la hauteur des standards internationaux. Pour cela, elle mise sur une collaboration étroite entre experts internationaux et acteurs congolais.
Livraison prévue début 2028
Gracia Kabanga, représentante des parties prenantes du projet, a précisé l’échéance.
« La livraison est prévue pour le premier trimestre 2028. Les délais sont courts, mais nous avons confiance dans le professionnalisme de nos équipes. »
Selon elle, la clé réside dans la synergie entre les différentes institutions impliquées. L’objectif est clair, faire du nouvel aéroport un projet de fierté nationale, enraciné dans la culture congolaise, mais ouvert sur le monde.
Une mobilisation gouvernementale forte
La séance de présentation a rassemblé plusieurs membres du gouvernement. Étaient présents notamment le Vice-Premier ministre des Transports, Jean-Pierre Bemba, la ministre des Finances, Doudou Fwamba, la ministre de la Culture, Yolande Elebe, et l’ambassadrice des États-Unis, Lucy Tamlyn.
Cette forte mobilisation témoigne de l’importance stratégique que Kinshasa accorde à ce projet. Moderniser l’aéroport de N’djili s’inscrit pleinement dans la politique nationale d’amélioration des infrastructures de transport.
À terme, le nouvel aéroport de Kinshasa devrait permettre à la RDC de s’imposer comme un hub régional. Le pari est audacieux, mais les partenaires engagés semblent déterminés à le relever.
Charité-Dadie Zamba
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